Les coordonnants assurent une coordination entre des mots ou des propositions, alors que les subordonnants font la liaison entre la phrase subordonnée et la phrase principale. Voici 6 phrases qui vous aideront à faire le bon choix.

Premier exemple

Phrase fautive : Cette trahison fait penser à l’apôtre Pierre qui, en entendant le chant du coq, s’est souvenu du moment lorsqu’il avait trahi le Christ.

Phrase correcte : Cette trahison fait penser à l’apôtre Pierre qui, en entendant le chant du coq, s’est souvenu du moment avait trahi le Christ.

Deuxième exemple

Phrase fautive : À la fin du roman Germinal, Étienne est abandonné des ouvriers, car ils ont trop souffert de la grève et car leurs conditions de travail sont maintenant moins intéressantes.

Phrase correcte : À la fin du roman Germinal, Étienne est abandonné des ouvriers parce qu’ils ont trop souffert et que leurs conditions de travail sont maintenant moins intéressantes.

Troisième exemple

Phrase fautive : Souvarine est un personnage qui n’a pas d’amis ni d’ennemis : il préfère vivre dans la solitude.

Phrase correcte : Souvarine est un personnage qui n’a ni amis ni ennemis : il préfère vivre dans la solitude.

Quatrième exemple

Phrase fautive : Dès le début des années soixante, le Québec sort de la grande noirceur et connaît un grand renouveau, fait de rêve et de liberté. Mais la littérature se fera l’écho de cette prise de conscience.

Phrase correcte : Dès le début des années soixante, le Québec sort de la grande noirceur et connaît un grand renouveau, fait de rêve et de liberté. Or, la littérature se fera l’écho de cette prise de conscience.

Cinquième exemple

Phrase fautive : La littérature des années soixante, qu’on qualifie d’identitaire, met en scène des personnages opposés : certains s’affirment contre le pouvoir et d’autres s’y soumettent.

Phrase correcte : La littérature des années soixante, qu’on qualifie d’identitaire, met en scène des personnages opposés : certains s’affirment contre le pouvoir tandis que/ alors que d’autres s’y soumettent.

Les deux-points appellent à préciser une opposition, et non une addition.

Sixième exemple

Phrase fautive : À la fin du roman, Gervaise a perdu son emploi et elle ne peut plus compter sur les revenus de Coupeau. Il ne lui reste alors plus de choix : or, elle décide de se prostituer pour survivre.

Phrase correcte : À la fin du roman, Gervaise a perdu son emploi et elle ne peut plus compter sur les revenus de Coupeau. Il ne lui reste alors plus de choix : elle décide donc de se prostituer pour survivre (les deux points appellent à préciser une conséquence).

Remarque : on pourrait tout aussi bien écrire À la fin du roman, Gervaise a perdu son emploi et elle ne peut plus compter sur les revenus de Coupeau. Il ne lui reste alors plus d’autre choix que de se prostituer pour survivre.

Source : http://www.ccdmd.qc.ca/media/synt_probl_59Syntaxe.pdf

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