Il arrive même à des conseillers littéraires de pondre des articles qui bafouent les règles élémentaires du français écrit. C’est le cas de celui qui sera analysé ici. Il s’agit d’un texte bourré d’erreurs grammaticales et de fautes de syntaxe, un péché impardonnable dans un monde, la littérature, où doit régner l’ordre linguistique. Vous pouvez lire ce texte dans son intégralité (si l’envie vous prend) à l’adresse suivante : http://www.ecrire-un-roman.com/articles/rubriques/boite-a-outils/la-description-dans-le-roman.

P.S. – J’ai dû sortir la hache pour retrancher plusieurs mots afin de réduire la taille de cet article, ce qui m’a obligé à mettre de côté certaines des erreurs commises par l’auteur du texte original.

Premier extrait

La description dans le roman est loin de collectionner les adeptes dans le petit monde de l’écriture. Mais que l’on soit fils spirituel de Balzac ou de Zola, ou bien un surréaliste digne d’André Breton, il n’en reste pas moins que la description tient un rôle capital dans l’élaboration d’un roman, même si celui-ci est avant tout utilisé pour raconter une histoire. Dans cet article, vous trouverez les éléments essentiels d’une bonne mise en place du genre descriptif, et découvrirez les arguments qui vous convaincront de son importance au sein du roman.

Analyse

1) …collectionner les adeptes…

La métaphore est toujours bienvenue en rédaction, mais il ne faut pas trop pousser le chariot…

2) …dans le roman et le petit monde de l’écriture…

Le roman fait partie du monde de l’écriture; il faut donc choisir l’un ou l’autre. Mot-clé : parcimonie

3) Mais que l’on soit fils spirituel de Balzac ou de Zola, ou bien un surréaliste digne d’André Breton, il n’en reste pas moins…

Problème évident de syntaxe. Puisque le sujet de la phrase est le pronom personnel on, il n’en reste pas moins devrait donc être remplacé par on.

4) …les éléments essentiels d’une bonne mise en place du genre descriptif…

C’est quoi au juste des éléments essentiels d’une bonne mise en place du genre descriptif? Bon exemple de phrase creuse qui ne veut rien dire.

Deuxième extrait

(sous-titre) La description dans le roman : quand utiliser le discours descriptif

Il existe de nombreux réfractaires face à la description. Néanmoins, cette forme de discours est loin d’être inutile, et particulièrement dans la rédaction d’un texte où domine la narration, comme c’est le cas dans le roman, la nouvelle, le conte, etc. En effet, voici une petite liste (non exhaustive) des différents intérêts que présente le genre descriptif…

Analyse

1) La description dans le roman : quand utiliser le discours descriptif.

Nous savons très bien que le sujet principal est la description. Inutile de le préciser de nouveau. La première section de ce sous-titre doit être retranchée.

2) Il existe de nombreux réfractaires face à la description.

Mauvais style, phrase mal fichue. On la reformulera dans le texte corrigé (voir plus bas).

3) Il existe de nombreux réfractaires face à la description. Néanmoins, cette forme de discours est loin d’être inutile.

On doit choisir un autre connecteur. Pourtant marque davantage l’opposition, ce qui est le but ici, que néanmoins.

4) En effet, voici une petite liste (non exhaustive) des différents intérêts que présente le genre descriptif.

L’adverbe en effet sert à confirmer ce qui a été écrit précédemment. Or, ce que l’on cherche à faire, ici, c’est d’introduire une liste (avec voici). En effet doit donc être retranché.

Troisième extrait

D’un point de vue uniquement « formel », la description permet de freiner le récit, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient. Son intrusion dans la narration provoque une rupture de celle-ci, une sorte de pause pendant laquelle le temps fonctionne au ralenti. À la fois, elle permet au lecteur de souffler entre deux péripéties, mais peut aussi risquer d’étirer l’action de façon interminable, provoquant ainsi la lassitude du lecteur. La solution à ce problème est une affaire de pratique : il suffit de savoir doser la densité et la longueur de la description que l’on veut proposer, et avant d’avoir la recette magique, il faut s’entraîner, s’entraîner, et s’entraîner.

Analyse

1) Son intrusion dans la narration provoque une rupture de celle-ci, une sorte de pause pendant laquelle le temps fonctionne au ralenti.

Le verbe sous-entendu de la deuxième phrase est provoquer, plus ou moins adapté à pause. On préférera le verbe marquer. Mot-clé : cooccurrence.

2) À la fois, elle permet au lecteur de souffler entre deux péripéties, mais peut aussi risquer d’étirer l’action de façon interminable, provoquant ainsi la lassitude du lecteur.

La forme adverbiale à la fois doit relier deux éléments. Où est l’autre? Il faut par ailleurs éviter de l’utiliser comme complément en début de phrase. À remarquer la présence du verbe provoquer une fois de plus et de la répétition du mot lecteur. Manque d’originalité.

3) …avant d’avoir la recette magique, il faut s’entraîner, s’entraîner, et s’entraîner.

Phrase aussi pauvre qu’inutile. À biffer.

Quatrième extrait

La description dans le roman sert aussi à donner de la consistance à votre roman. En vous attardant quelques instants sur les détails de l’univers qui composent votre histoire, vous apportez un peu plus de réalisme à votre roman.

La description des lieux, des attitudes, des émotions, des apparences, etc. permettent au lecteur de mieux visualiser la scène que vous lui proposez : de ce fait, la lecture de votre roman n’en sera que plus riche et complète, du fait des nouvelles informations que vous y aurez ajoutées.

Analyse

1) La description dans le roman sert aussi à donner de la consistance dans le roman.

Les répétitions alourdissent le texte. Ici, roman apparaît deux fois dans la même phrase. L’un des deux mots doit être supprimé.

2) En vous attardant quelques instants sur les détails de l’univers qui composent votre histoire, vous apportez un peu plus de réalisme à votre roman.

Il y a confusion ici. On a l’impression que c’est l’univers qui compose l’histoire. Or, le verbe est au pluriel, ce qui suppose que ce sont les détails qui représentent le sujet de la phrase. Quant à la tournure vous apportez un peu plus de réalisme, elle manque de « charme ». On pourrait plutôt écrire vous insufflez/ajoutez une dose de réalisme.

3) La description des lieux, des attitudes, des émotions, des apparences, etc. permettent au lecteur de mieux visualiser la scène que vous lui proposez : de ce fait, la lecture de votre roman n’en sera que plus riche et complète, du fait des nouvelles informations que vous y aurez ajoutées.

Il doit y avoir une virgule après etc. Et puisque la description est le sujet de la phrase, alors c’est permet que l’on doit écrire, et non permettent. Enfin, le deux-points n’a pas sa place, ici.

Cinquième extrait

Parfois, la description reflète la subjectivité d’un des personnages dans le roman. En effet, selon le point de vue que vous utilisez, la description d’un élément du décor peut être faite à travers le regard d’un personnage, ce qui contribue à complexifier sa psychologie et à le rendre, lui aussi, plus réaliste, plus palpable pour le lecteur.

Analyse

1) Parfois, la description reflète la subjectivité d’un des personnages dans le roman.

On sait tous que les personnages font partie des romans. On ne parle pas, ici, du théâtre ou du cinéma. Pas besoin, donc, d’ajouter dans le roman. Parcimonie je vous dis.

2) En effet, selon le point de vue que vous utilisez…

Le fameux adverbe en effet qui revient; on en abuse.

3) …la description d’un élément du décor peut être faite à travers le regard d’un personnage, ce qui contribue à complexifier sa psychologie et à le rendre, lui aussi, plus réaliste, plus palpable pour le lecteur.

Vaut mieux ne pas utiliser l’adjectif palpable pour décrire un personnage. Il a plus à voir avec les choses qu’avec les personnes (certes, un personnage est fictif, mais il représente une personne). De toute façon, réaliste suffit à lui seul à expliquer le phénomène.

Sixième extrait

Loin de prétendre détenir toutes les clés d’un roman réussi, voici quelques points afin d’exposer un point de vue, et ce, en toute modestie. Quelques ingrédients essentiels à la rédaction d’une bonne description dans l’écriture de votre roman. Une fois de plus, ce sont juste des suggestions pour vous proposer une liste de points importants.

Analyse

1) Loin de prétendre détenir toutes les clés d’un roman réussi, voici quelques points afin d’exposer un point de vue, et ce, en toute modestie.

Erreur de syntaxe. Une question : qui est loin de détenir toutes les clés d’un roman réussi? Probablement l’auteur du texte, mais alors il aurait fallu le spécifier dans la seconde phrase, laquelle devrait, en conséquence, commencer par je.

2) Quelques ingrédients essentiels à la rédaction d’une bonne description dans l’écriture de votre roman.

Que vient faire cette phrase, ici? Il semble y manquer des éléments.

Septième extrait

Une bonne description est avant tout une description de votre roman structurée : en partant du plus général pour aller au plus précis, du haut vers le bas, de la gauche vers la droite, etc. Peu importe l’organisation que vous choisirez de suivre, l’important est de la conserver tout au long de votre description : elle n’en sera que plus fluide et agréable à la lecture. Vous pouvez, par exemple, esquisser une sorte de plan avant de rédiger votre description dans le détail : ainsi, vous aurez la garantie de n’omettre aucun des éléments de votre passage. De plus, une progression logique de la description (soulignée par des connecteurs logiques) permettra de « masquer » l’interruption du récit. Ainsi, au lieu de marquer une rupture dans la narration, votre passage descriptif ressemblera davantage à un temps de transition entre deux péripéties.

Analyse

1) Une bonne description est avant tout une description de votre roman structurée.

Encore une fois, on répète un mot dans la même phrase (description). À éviter dans tout texte sérieux.

2) …en partant du plus général pour aller au plus précis, du haut vers le bas, de la gauche vers la droite, etc.

Alors ici, c’est le brouillard total. Que viennent faire les directions dans ce texte sur la littérature? Qu’est-ce, réellement, que du haut vers le bas, de la gauche vers la droite?

3) Peu importe l’organisation que vous choisirez de suivre, l’important est de la conserver tout au long de votre description : elle n’en sera que plus fluide et agréable à la lecture.

Il est préférable d’employer, par exemple, le verbe mettre en place plutôt que suivre pour accompagner le mot organisation. Depuis quand suit-on une organisation? On peut également remarquer l’abus du deux-points, inutile ici aussi.

4) Vous pouvez, par exemple, esquisser une sorte de plan avant de rédiger votre description dans le détail : ainsi, vous aurez la garantie de n’omettre aucun des éléments de votre passage.

Une sorte de plan? Pourquoi ne pas écrire, simplement, un plan? Et encore une fois, le deux-points n’a pas sa place. L’auteur aurait tout intérêt à étudier la ponctuation.

5) De plus, une progression logique de la description (soulignée par des connecteurs logiques) permettra de « masquer » l’interruption du récit.

Pas de deux-points; on est sauf. Par contre, il y a répétition du mot logique. L’ajout de la parenthèse m’apparaît inutile.

6) Ainsi, au lieu de marquer une rupture dans la narration, votre passage descriptif ressemblera davantage à un temps de transition entre deux péripéties.

On abuse de l’adverbe ainsi, comme on abuse de bien d’autres termes.

Huitième extrait

Comme spécifié précédemment, la description permet de mettre du relief dans votre récit, et d’en faire une œuvre tridimensionnelle, par le réalisme et la complexité des éléments que vous apporterez à votre roman. En effet, il s’agit ici de prendre votre lecteur aux tripes, en lui exposant la scène comme s’il pouvait s’y trouver lui-même. Ainsi, voyez-la avec ses yeux, sentez-la avec son nez, entendez-la avec ses oreilles, touchez-la avec sa main, et goûtez-la avec sa bouche. Vous l’aurez bien compris, aucun des cinq sens ne doit être négligé lorsqu’il s’agit de faire une description, car tous participent à la création d’une atmosphère, d’une ambiance. En vous attardant sur les sons, les couleurs, les jeux de lumière, les matières, les odeurs, les saveurs, etc. des éléments qui entourent le personnage, vous éviterez de rédiger une description trop plate, et trop pauvre, qui n’apportera rien d’autre au roman qu’un passage creux et vide de sens. En écrivain passionné que vous êtes, il est de votre devoir de faire ressentir au lecteur le roman tel que vous le ressentez vous-même, avec la même énergie et la même conviction, et provoquer des émotions, des sentiments, chez lui.

Analyse

1) …la description permet de mettre du relief dans votre récit, et d’en faire une œuvre tridimensionnelle…

Le sujet est le même (la description) pour cette partie de phrase, alors pourquoi sépare-t-on celle-ci par une virgule?

2) En effet, il s’agit ici de prendre votre lecteur aux tripes, en lui exposant la scène comme s’il pouvait s’y trouver lui-même.

En effet qui revient nous hanter. Décidément. On aurait par ailleurs préféré encadrer ici de virgules. Trop de rédacteurs et d’auteurs ajoutent des virgules là où on n’en a pas besoin, mais les omettent quand leur présence est nécessaire.

3) Ainsi, voyez-la avec ses yeux, sentez-la avec son nez, entendez-la avec ses oreilles, touchez-la avec sa main, et goûtez-la avec sa bouche.

On aurait aimé savoir à qui appartiennent les yeux, le nez, les oreilles, la main et la bouche. Le texte aurait gagné en clarté.

4) En vous attardant sur les sons, les couleurs, les jeux de lumière, les matières, les odeurs, les saveurs, etc. des éléments qui entourent le personnage, vous éviterez de rédiger une description trop plate, et trop pauvre, qui n’apportera rien d’autre au roman qu’un passage creux et vide de sens.

Plate et pauvre sont synonymes; l’un d’eux doit être supprimé.

Neuvième extrait 

Une description doit donc être riche et variée, non seulement en matière de décor, mais également en termes de style! N’hésitez pas à utiliser et à diversifier adjectifs, adverbes, verbes de dialogues, compléments du nom, etc. à grands recours de synonymes. Votre description prendra encore plus de relief si vous l’étayez de figures de style : certaines comparaisons, métaphores et autres gradations, hyperboles, etc. ne manqueront pas d’embellir votre passage et d’y ajouter du sens. Malgré tout, inutile de chercher midi à quatorze heures! Tâchez de demeurer simple et naturel dans vos tournures, si vous ne voulez pas risquer de tomber dans l’excès et les stéréotypes. Laissez le registre dramatique au théâtre, vous ne vous en porterez que mieux.

Analyse

1) N’hésitez pas à utiliser et à diversifier adjectifs, adverbes, verbes de dialogue, compléments du nom, etc. à grands recours de synonymes.

Diversifier des adjectifs et des adverbes? Mauvais choix de verbe. À ce sujet, pourquoi écrire verbes de dialogues? Il n’y a que des verbes, point. Qu’ils soient insérés dans des dialogues, ils restent des verbes; nul besoin d’en rajouter. À noter la présence, une fois de plus, du etc.

2) Votre description prendra encore plus de relief si vous l’étayez de figures de style : certaines comparaisons, métaphores et autres gradations, hyperboles, etc. ne manqueront pas d’embellir votre passage et d’y ajouter du sens.

Présence du etc. et du deux-points. Très original. On aurait par ailleurs préféré qu’un connecteur — en outre par exemple — soit placé en début de phrase afin de mieux la relier à celle qui la précède.

3) Tâchez de demeurer simple et naturel dans vos tournures, si vous ne voulez pas risquer de tomber dans l’excès et les stéréotypes.

Demeurer simple et naturel est une construction maladroite. Soyez concis et optez pour la simplicité serait plus approprié. L’auteur n’a d’ailleurs nul besoin d’écrire dans vos tournures; on comprend très bien qu’il s’agit d’un texte. Il affirme que nous devons « demeurer » simples. Or, lui-même ne fait pas dans la simplicité en surchargeant le texte de « tournures » inutiles. Enfin, la virgule devant le si est inappropriée.

***

Voyons maintenant le texte corrigé. Je l’ai quelque peu modifié afin de l’enrichir — il en avait bien besoin — et de mieux le contextualiser.

La description ne compte pas que des adeptes dans le petit monde de l’écriture. Mais que l’on soit fils spirituel de Balzac, de Zola ou d’André Breton, on est forcé d’admettre que la description tient un rôle capital dans l’écriture d’un roman. Dans cet article, je vous présenterai les éléments essentiels de la description et exposerai en détail des arguments qui, je l’espère, vous convaincront de son importance au sein du roman.

Quand faut-il utiliser le discours descriptif?

Un certain nombre d’auteurs sont réfractaires à l’utilisation de la description. Pourtant, celle-ci est loin d’être inutile, particulièrement lorsqu’il est question d’un texte où domine la narration, comme c’est le cas du roman, de la nouvelle, du conte, etc. Voici une petite liste (non exhaustive) des intérêts que présente le genre descriptif :

  • D’un point de vue « formel », la description permet de freiner le récit, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient. Son intrusion provoque une rupture de la narration, une pause pendant laquelle le temps fonctionne au ralenti. Elle permet au lecteur de souffler entre deux péripéties, mais elle peut aussi risquer d’étirer l’action de façon interminable, provoquant ainsi une certaine lassitude chez le lecteur. Quelle est la solution alors? Doser la densité et la longueur de la description.
  • La description sert aussi à donner une consistance au roman. En vous attardant quelques instants sur l’univers qui entoure votre histoire, vous y ajoutez une dose de réalisme. La description des lieux, des attitudes, des émotions et des apparences permet au lecteur de mieux visualiser la scène que vous lui proposez. De ce fait, pour lui, la lecture de votre roman n’en sera que plus riche et plus complète du fait des nouvelles informations que vous y aurez ajoutées.
  • Parfois, la description reflète la subjectivité du personnage dans la mesure où elle peut être faite, en quelque sorte, à travers le regard de celui-ci, ce qui contribue à complexifier sa psychologie et à le rendre plus réaliste pour le lecteur.

Comment produire une bonne description?

Loin de prétendre détenir toutes les clés d’un roman réussi, je vais néanmoins exposer mon point de vue sur la description, et ce, en toute modestie.

Une bonne description se doit d’abord d’être constante et surtout bien structurée. De cette manière, elle n’en sera que plus fluide et agréable à la lecture. Un conseil : esquissez un plan avant de rédiger votre description dans le détail. Vous aurez ainsi la garantie de n’omettre aucun des éléments de votre passage. De plus, une progression continue de la description (soulignée par des connecteurs logiques) permettra de « masquer » l’interruption du récit. Au lieu de marquer une rupture dans la narration, votre passage descriptif ressemblera davantage à un temps de transition entre deux péripéties.

  • La description permet de mettre du relief dans votre récit et d’en faire une œuvre tridimensionnelle par le réalisme et la complexité des éléments que vous apportez à votre roman. En effet, il s’agit ici de prendre votre lecteur aux tripes, en lui exposant les scènes comme s’il pouvait s’y trouver lui-même. Pensez aux sens : les yeux, le nez, la bouche, les oreilles, les mains, le lecteur veut se mettre dans la peau des personnages, alors permettez-lui de le faire. En vous attardant sur les sons, les couleurs, les jeux de lumière, les matières, les odeurs, les saveurs, tous des éléments qui entourent le personnage, vous éviterez de rédiger une description trop pauvre qui n’apportera rien d’autre au roman qu’un passage creux et vide de sens. En fait, le lecteur doit ressentir ni plus ni moins que les mêmes émotions que celles qui vous envahissent lorsque vous écrivez.
  • Une description doit donc être riche et variée, non seulement en matière de décor, mais également de style. N’hésitez pas à utiliser des adjectifs, des adverbes,des verbes, des compléments, et ce, à grands recours de synonymes. En outre, votre description prendra encore plus de relief si vous l’étayez de figures de style; certaines comparaisons, métaphores et autres gradations ne manqueront pas d’embellir votre passage et d’y ajouter du sens.

Malgré tout, inutile de chercher midi à quatorze heures! Soyez concis et optez pour la simplicité si vous ne voulez pas risquer de tomber dans l’excès et les stéréotypes. Laissez le registre dramatique au théâtre, vous ne vous en porterez que mieux.

 

 

 

 

 

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