Les aberrations d’aujourd’hui ont trait à l’une des organisations chéries des médias : Black Lives Matter.

Pour l’une des premières fois depuis la révolution cubaine de 1959, les Cubains ont exprimé leur mécontentement à l’endroit de leur gouvernement le week-end dernier en manifestant dans les rues de leur pays. Des manifestations qui se sont d’ailleurs poursuivies de façon sporadique, mais qui ont toutes été violemment réprimées par La Havane.

Dans la foulée de ces événements, l’organisation Black Lives Matter (BLM) n’a pas trouvé mieux que de publier une déclaration faisant l’éloge du gouvernement cubain, malgré les répressions en cours. La déclaration – publiée à l’origine sur Instagram et plus tard sur Twitter – critiquait les États-Unis pour leur embargo sur Cuba et remerciait le gouvernement cubain d’avoir accordé l’asile à un terroriste noir, Assata Shakur.

Inutile de dire que la sortie de BLM n’a pas plu à tout le monde.

Assata Shakur, alias Joanne Chesimard, figure sur la liste des terroristes les plus recherchés du FBI depuis 2013. Entre 1973 et 1977, l’activiste noire a été inculpée dix fois, ce qui a donné lieu à sept procès différents. Elle a été accusée de deux vols de banque, de l’enlèvement d’un marchand d’héroïne de Brooklyn, de tentative de meurtre sur deux policiers de New York et de huit autres crimes liés à une fusillade qui s’est produite dans le New Jersey. Elle a réussi à s’évader de prison et obtenu l’asile politique à Cuba en 1984.

Dans un tout autre ordre d’idée, un militant de Black Lives Matter, Tay Anderson, a pu reprendre ses fonctions au sein du Denver School Board (Conseil scolaire de Denver) après avoir démissionné il y a quelques mois à la suite d’accusations d’agression à l’endroit d’une soixantaine d’étudiants en situation irrégulière. 

Ce qui peut paraître surprenant, c’est que l’on a permis à Anderson de retourner au travail alors que l’enquête sur cette affaire d’agression est en cours. Le principal intéressé a déclaré qu’il s’agissait là d’« allégations non fondées ».

Black Lives Matter, un mouvement politique qui milite contre ce qu’il appelle le « racisme systémique », ne fait pas l’unanimité tant aux États-Unis que dans le reste du monde. Pour en savoir plus sur le dossier noir de BLM, lire Black Lives Matter : anarchiste, antisémite et anticapitaliste.


Sources

Fox News, The Post Millennial

 

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