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Les données personnelles de ces 200 Afghans seraient aux mains des talibans. Ils risquent la torture, voire la peine de mort.

Le Globe and Mail rapporte que 200 Afghans, pour la plupart des femmes qui ont travaillé sur des projets d’aide financés par le Canada en Afghanistan, sont traqués par les talibans qui auraient obtenu des données personnelles à partir d’un téléphone portable. Celui-ci contiendrait des noms, des numéros, des photographies ainsi que des messages textes appartenant aux personnes recherchées.

L’appareil aurait été saisi des mains d’un homme maintenant accusé d’avoir espionné pour le compte du Canada. Inutile de dire qu’il risque la peine capitale. Les 200 Afghans dont il est question cherchent à obtenir un visa d’entrée pour le Canada, mais la bureaucratie canadienne tarde à les délivrer. Tous avaient travaillé auparavant pour des groupes humanitaires financés par le Canada et avaient compris qu’ils seraient réinstallés au pays dans le cadre d’un programme spécial mis sur pied par Ottawa.

L’une de ces ex-travailleuses, Salma — un pseudonyme —, dit consulter ses courriels plus de 100 fois par jour en attente des nouvelles du gouvernement canadien. Elle aurait effectué sa demande d’immigration en août dernier, mais elle n’a toujours pas réussi à parler à un employé à Ottawa. 


Sources

The Globe and Mail

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