Ces chiffres représentent toutes les annonces faites par Affaires mondiales Canada depuis le début de l’année. Exclusif.

Malgré les dépenses supplémentaires qu’exige la crise sanitaire qui secoue le Canada et le monde, le gouvernement libéral n’hésite pas à dépenser l’argent des contribuables à l’étranger. Pour le premier trimestre de 2021, Ottawa a allongé pas moins de 430 millions pour divers programmes engagés sur les cinq continents.

Trois mois, donc, ont suffi au fédéral pour friser la barre du demi-milliard en dépenses à l’extérieur du pays, alors que son déficit devrait bientôt atteindre les 400 milliards, si ce n’est déjà fait.

Parmi les annonces faites depuis le début de l’année par Affaires mondiales Canada, la plus importante concerne un financement de « 132,9 millions de dollars pour l’établissement du Fonds Canada-Banque africaine de développement pour le climat, qui vise à renforcer les droits économiques des femmes et leur participation à l’action climatique, ainsi qu’à mobiliser des capitaux privés pour combler le déficit d’investissement climatique en Afrique ».

Une autre annonce porte sur « un engagement de 81,41 millions de dollars pour la reconstitution du Fonds spécial de développement de la Banque de développement des Caraïbes ». D’autres financements de programmes sont prévus pour la Syrie, le Yémen, ou encore le Bélarus, pour ne nommer que ceux-là.

Le gouvernement du Parti libéral ne lésine pas sur l’aide financière à l’étranger, même si les circonstances en appellent à une certaine prudence. Par exemple, il a accordé 90 millions le 22 décembre dernier à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Or, l’UNRWA a dû s’expliquer en janvier dernier sur une bourde qui a fait l’objet d’un rapport d’une ONG juive. C’est que des manuels distribués à des étudiants palestiniens par l’organisme onusien faisaient la promotion du djihad contre Israël.

Le rapport, publié le 13 janvier par l’Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School, de Jérusalem, révèle notamment que les bouquins qualifient Israël de « Palestine », rayant l’État juif de la carte. Des « fake news » y sont même à l’honneur : un texte d’études sociales de neuvième année accuse Israël de polluer délibérément les territoires palestiniens et de propager des maladies en déversant des déchets radioactifs et toxiques, si l’on se fie au Jerusalem Post qui cite le rapport de l’Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School.

L’UNRWA est depuis longtemps au cœur de controverses en rapport avec l’islamisme. L’organisme UN Watch avait rapporté en 2017 que plusieurs des professeurs qui lui sont rattachés vénéraient Hitler et faisaient la promotion du terrorisme, entre autres abominations.

Autre source de controverses : le Canada verse chaque année 40 millions à la Banque asiatique d’investissements pour les infrastructures (BAII), une institution considérée comme un outil politique que le gouvernement chinois utiliserait pour étendre son influence dans toute l’Asie.


Sources

Gouvernement du Canada #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8, #9, La Presse, Radio-Canada, The Jerusalem Post, UN Watch

 

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