Deux conférences islamistes ont réuni le chef du NPD au Canada, Jagmeet Singh, et cinq élues démocrates aux États-Unis.

Les idiots utiles de l’islam pullulent dans le monde occidental et deux récents événements ont bien illustré l’ampleur du phénomène. Ces deux événements sont, en fait, deux conférences organisées en ligne, l’une en novembre, l’autre en décembre.

La première, appelée Against All Odds: Palestine Beyond 2020, se tenait du 27 au 29 novembre dernier et était organisée par l’American Muslims for Palestine. La seconde, qui se déroule généralement à Toronto, se nomme Reviving the Islamist Spirit (RIS). Commanditée principalement par Islamic Relief Canada et la Muslim Students Association, elle a été présentée les 26 et 27 décembre 2020.

Against All Odds: Palestine Beyond 2020

Cinq élues démocrates ont participé à Against All Odds : Ilhan Omar (Minnesota), Rashida Tlaib (Michigan), Betty McCollum (Minnesota), Madinah Wilson-Anton (Delaware) et Iman Jodeh (Colorado). Cinq démocrates qui ont donc pris part – en toute connaissance de cause ou non – à un événement qui recelait de nombreux islamistes.

Abordons au premier chef le cas de l’American Muslims for Palestine (AMP), le principal commanditaire de l’événement. L’AMP compte actuellement trois membres autrefois associés à la Holy Land Foundation (HLF), dont les avoirs ont été gelés en 2001 par le gouvernement américain pour ses liens avec Al-Qaida. HLF a aussi été accusée d’avoir envoyé plus de 12 millions de dollars au groupe terroriste Hamas.

D’autres membres de l’AMP ont des choses à se reprocher, à commencer par Salah Sarsour, qui a passé huit mois en prison en Israël pour ses activités avec le Hamas. Il n’est d’ailleurs pas le seul de l’AMP à appuyer le groupe terroriste palestinien. Oussama Abuirshaid, son directeur général, a prononcé un discours en 2010 dans lequel il a déclaré que les tirs de roquettes du Hamas sur Israël faisaient partie d’une stratégie de « résistance légitime ». Aburshaid, qui a aussi participé à la conférence Against All Odds, a nié la légalité historique de la présence juive en Palestine.

Un autre participant à la conférence, Kifah Moustapha, a lui aussi travaillé pour la Holy Land Foundation de 1996 à 2000. Il est aujourd’hui imam et directeur associé de la Mosque Foundation à Bridgeview, dans l’Illinois. Lui et un autre responsable de cette mosquée, Jamal Said, avaient été nommés co-conspirateurs non inculpés dans le procès de la Holy Land Foundation aux États-Unis. La Mosque Foundation a également versé des dons importants à d’autres organisations telles que Benevolence International Foundation, l’Islamic African Relief Agency et la Global Relief Foundation, toutes bannies par le gouvernement américain pour avoir soutenu financièrement Al-Qaida.

Une conférencière invitée à Against All Odds, Lara Kiswani, a publié à au moins deux reprises sur Facebook des images de terroristes du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). La première publication montrait Leila Khaled, qui prit part au détournement du vol TWA 840 en 1969 et du vol El Al 219 en 1970. La deuxième publication de Kiswani avait trait à Rasmea Odeh, également du FPLP, qui avait orchestré un attentat à la bombe dans un supermarché de Jérusalem, lequel avait fait deux morts.

Une autre conférencière invitée, Zarefah Baroud, est une antisémite notoire qui collabore avec des sites complotistes tels qu’Antiwar, d’Alex Jones, et Counterpunch. Dans un article, Baroud affirme, sans citer de sources, que l’aide américaine à Israël permet entre autres de financer les prisons israéliennes, « où environ 700 enfants palestiniens sont traduits en justice chaque année, parmi lesquels 75 % sont torturés ».

Un dernier conférencier à Against All Odds est digne de mention : Josh Ruebner. Ruebner, qui se décrit comme un auteur, un analyste politique et un activiste, adhère à la théorie du complot selon laquelle le lobby israélien contrôle la politique américaine. Dans son délire complotiste, il allègue que les contribuables américains sont responsables des violations des droits de l’homme d’Israël puisque les États-Unis déboursent 20 % du budget de la défense de l’État juif. Dans un discours prononcé en mars 2012 au Rollins College à Orlando, en Floride, Ruebner a prétendu que le gouvernement israélien avait étudié les tactiques nazies pour « attaquer et tuer les Palestiniens dans la bande de Gaza ».

Reviving the Islamist Spirit (RIS)

Reviving the Islamist Spirit (RIS) s’est déroulé les 26 et 27 décembre et comprenait une panoplie de plénipotentiaires du monde islamiste. Le leader du Nouveau Parti démocratique du Canada, Jagmeet Singh, est le seul politicien canadien à y avoir pris part. Parmi les commanditaires figurait Islamic Relief Canada, une entité considérée comme terroriste dans certains pays.

Chez les conférenciers qui méritent une attention particulière, on retrouve Maulana Tariq Jameel, Moustapha Ceric, Salma Yaqoob, Zaid Shakir, Abdul Nasir Jangda, Hussain Kamani et Yasmin Mogahed.

Maulana Tariq Jameel, un prédicateur pakistanais, a fait parler de lui en avril 2020 lorsqu’il a attribué l’émergence de la pandémie et la propagation du COVID-19 à « l’impudeur des femmes ». À cet égard, il a déclaré : « Quand la fille d’un musulman pratique l’impudeur et que la jeunesse se livre à l’immoralité, alors le tourment d’Allah est pour une telle nation ».

Plus tard dans l’année, Jameel a exhorté le monde islamiste à rejoindre le mouvement de boycottage de produits français qui a suivi la déclaration du premier ministre français sur l’islam politique. Souvenons-nous qu’en octobre, Emmanuel Macron s’était engagé à lutter contre le « séparatisme islamiste » qui, selon lui, menaçait d’exercer son emprise sur certaines communautés musulmanes en France. Son gouvernement a par ailleurs présenté en décembre un projet de loi pour renforcer une loi de 1905 qui séparait officiellement l’Église et l’État en France.

Un autre conférencier, Moustapha Ceric, est présenté comme un imam libéral dans les cercles occidentaux. Pourtant, selon un ancien analyste du renseignement américain, Ceric entretiendrait des liens avec des djihadistes depuis au moins la guerre de Bosnie des années 90. Formé à l’université islamiste Al-Azhar, en Égypte, l’imam a dirigé le bureau de Zagreb de la Third World Relief Agency, la même organisation qui a envoyé des fonds aux moudjahidines bosniaques et qui a entretenu des liens étroits avec Oussama bin Laden.

L’une des conférencières-invitées à Reviving the Islamist Spirit, Salma Yaqoob, est une politicienne britannique qui avait fait les manchettes en mai 2019 lorsqu’elle avait qualifié les Juifs de « colonisateurs européens » lors d’une manifestation anti-israélienne. Elle a aussi déclaré, toujours à propos des Juifs : « Peu importe la quantité de rouge à lèvres que vous mettez sur un porc, un porc est toujours un porc ». En 2013, Yaqoob avait partagé un article de type « fake news » selon lequel « dix banquiers [de la famille] Rothschild » avaient prétendument été arrêtés en Islande.

Quatre autres participants au RIS, Zaid Shakir, Abdul Nasir Jangda, Hussain Kamani et Yasmin Mogahed, sont membres de l’Islamic Society of North America (ISNA).

Pour ceux qui ne savent rien de l’ISNA, il s’agit d’une organisation islamiste qui a été déchue de son statut d’organisme de bienfaisance par l’Agence du revenu du Canada (ARC), qui, dans le même temps, lui a infligé une amende de 550 000 $ pour avoir transféré 136 000 $ aux Hizbul Mujahideen, un groupe terroriste de la région du Cachemire.

Trois affiliés d’ISNA-Canada, l’ISNA Development Foundation, l’ISNA Islamic Services of Canada et la Canadian Islamic Trust Foundation (CITF), ont également été déchus de leur statut d’organisme de bienfaisance par l’ARC. L’ISNA Development Foundation a été sanctionnée en septembre 2013 pour avoir acheminé 282 000 dollars au Jamaat-e-Islami, une organisation pakistanaise créée par les Frères musulmans et classée comme entité terroriste par l’Union européenne.

Aux États-Unis, l’ISNA a été désignée par le département de la Justice comme co-conspiratrice non inculpée lors d’un procès en 2007 contre la Holy Land Foundation for Relief and Development (HLF), à Dallas.


Sources

ADL, Canary Mission, #1, #2, #3,  Clarion Project, #1, #2, Counterpunch, Eric Pilon, Foundation for Defense of Democracies, IPT, ISNA #1, #2, #3, #4, RIS, The Global Muslim Brotherhood Daily Watch, The JC, The Kashmir Monitor, Vigile #1, Wikipedia #1, #2

 

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