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La grande Arabie préfère laisser le champ libre aux pays occidentaux, toujours prompts à ouvrir la porte aux étrangers.

En regardant la liste des pays qui doivent accueillir les réfugiés afghans, on s’aperçoit vite d’un fait plutôt particulier : aucun de ceux-là n’est arabe. Cette liste, publiée par le réseau CBC, provient du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Elle montre que c’est le Pakistan, voisin de l’Afghanistan, qui figure en tête du peloton, lui qui a déjà admis plus d’un million de réfugiés afghans sur ses terres. L’Iran vient en deuxième, suivi de pays occidentaux tels que l’Allemagne et la France.

Le Canada se place au vingtième rang à cet égard – sur 20 pays, mais il devrait grimper de quelques places puisque le gouvernement Trudeau s’est engagé à accueillir 20 000 ressortissants afghans, dont ceux qu’il considère comme les plus vulnérables, c’est-à-dire les femmes, les filles, les membres de la communauté LGBTQ et tous ceux qui ont travaillé avec les Forces armées canadiennes.

Malgré la religion commune qui unit les Arabes aux Afghans, aucun État de la péninsule arabique ne s’est donc montré soucieux d’offrir l’hospitalité à leurs frères et sœurs plus à l’est. L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis ont ainsi décidé de fermer leur porte aux Afghans, comme ils l’avaient fait en 2015 et 2016 avec les Syriens. Les Émirats arabes unis ont certes accepté le passage de 5 000 ressortissants afghans sur leur territoire, mais la démarche vise simplement à les assister dans leurs déplacements vers un pays tiers.

On ne peut que souligner cette ironie : l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont été parmi les trois États à avoir reconnu le premier gouvernement taliban de 1996 à 2001, l’autre étant le Pakistan.


Sources

CBC, The Arab Weekly, Twitter

 

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