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Le tristement célèbre Régiment Azov, à l’extrême droite, a été parmi les bénéficiaires de l’aide canadienne.

On savait que le Canada avait aidé à la formation militaire d’une unité ukrainienne d’extrême droite, le Régiment Azov, mais ce que l’on ignorait, c’est le coût total qu’avaient assumé les contribuables canadiens pour l’entraînement des milices ukrainiennes desquelles fait partie l’unité extrémiste. Or, Radio-Canada a apporté un éclairage sur le sujet : 1 milliard, c’est ce que le Canada a dépensé pour la formation des forces ukrainiennes depuis 2014, parmi lesquelles figure le Régiment Azov.

L’unité ukrainienne s’est entre autres fait connaître pour ses exactions commises à l’endroit des séparatistes prorusses. Ce qui n’augure rien de bon, c’est que, comme le rapporte Radio-Canada, « avec le repositionnement des forces russes dans le sud et l’est de l’Ukraine, le bataillon pourrait avoir un rôle central à jouer dans les combats à venir ».

Le gouvernement canadien a toujours nié avoir soutenu le Régiment Azov, mais des photos prises au centre de formation de Zolochiv de la [Garde nationale ukrainienne (GNU)], dans l’ouest de l’Ukraine, montrent le contraire ». Sur l’une des photos, on peut même voir « un soldat ukrainien qui porte un écusson aux couleurs de la 14e division de la Waffen-SS, créée en 1943 par le régime nazi d’Adolf Hitler ».

Interrogé par Radio-Canada, le gouvernement canadien nie encore aujourd’hui avoir fourni de l’aide à l’extrême droite en Ukraine. Pourtant, « des documents de la défense nationale obtenus par l’Ottawa Citizen à la suite d’une demande d’accès à l’information indiquent que des officiers et des diplomates canadiens ont rencontré des chefs [d’]Azov en juin 2018 », selon Normand Lester.

Le Canada est présent en Ukraine depuis 2015 dans le cadre de l’opération UNIFIER, en soutien aux forces de sécurité ukrainiennes. Le pays participe à une commission mixte multinationale qui comprend le Royaume-Uni, les États-Unis, le Danemark, la Pologne, la Suède, la Lituanie et l’Ukraine.


Sources

Le Journal de Montréal, Radio-Canada

 

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