Écorché pour sa mauvaise gestion de la pandémie, Santé Canada cherche a se refaire une beauté sur Facebook et Twitter.

Sans le savoir, les contribuables canadiens versent un salaire à des influenceurs dont le travail est de publier des messages de louange à l’endroit du ministère de la Santé sur les réseaux sociaux.

Cette nouvelle a d’abord été rapportée par le média en ligne Blacklock’s Reporter. Celui-ci a entre autres mis la main sur un avis écrit du ministère qui montre bien le travail que doivent accomplir ces influenceurs. « Les publics cibles seront déterminés par chaque influenceur », note-t-on chez le ministère, qui précise que les personnes embauchées seraient payées pour aider à promouvoir sa « crédibilité », tout en évitant de « ternir » sa réputation ou celle du gouvernement.

Cette démarche vise sans doute à redorer le blason du ministère qui a fait l’objet de nombreuses critiques ces derniers temps. La vérificatrice générale (VG) du Canada, Karen Hogan, s’est même dite « découragée » dans son récent compte-rendu sur la gestion de la pandémie.

On se souviendra qu’en janvier et février 2020, la ministre Patty Hajdu minimisait les risques de transmission interhumaine du COVID-19, tandis que son gouvernement refusait de fermer les frontières. Le 26 février, le directeur adjoint de la santé publique, Howard Njoo, déclarait au Comité de la santé de la Chambre des communes que son gouvernement maîtrisait bien la situation. « Nous avons contenu le virus », disait-il.

Les choses ne se sont guère améliorées par la suite. Selon la vérificatrice générale, entre le 5 mai et le 30 juin 2020, Santé Canada « a effectué un suivi auprès de seulement 33 % des voyageurs arrivés au Canada pour vérifier s’ils s’étaient bel et bien inscrits en quarantaine ».

Au cours de la même période, rapporte La Presse, « moins de la moitié des voyageurs (18 400 sur 46 500, soit 40 %) soupçonnés de ne pas respecter les termes de la quarantaine ont été signalés aux forces de l’ordre. L’Agence n’a ensuite eu connaissance d’aucun suivi pour 83 % de ces cas (15 300 des 18 400 rapportés) ».

Pendant ce temps, c’était le branle-bat de combat en Chine et en Europe.


Sources

La Presse, The Globe and Mail, The Post Millennial

 

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