Opérations reportées, surconsommation : chez les 64 ans et moins, les confinements ont eu des effets dévastateurs.

Les conséquences des confinements imposés par les gouvernements provinciaux ont fait de nombreux « dommages collatéraux », si l’on se fie à Statistique Canada. Dans un rapport appelé Nombre provisoire de décès et surmortalité, janvier 2020 à avril 2021, Statscan rapporte que chez les personnes de 64 ans et moins, le pays a dénombré « 5 535 décès de plus par rapport au nombre auquel on aurait pu s’attendre s’il n’y avait pas eu de pandémie, après avoir tenu compte des changements dans la population, comme le vieillissement ». Pendant la même période, 1 380 Canadiens du même groupe d’âge sont décédés du COVID-19.

En d’autres termes, 5 535 Canadiens ont peut-être été des victimes directes ou indirectes des contrecoups des confinements subis depuis au moins mars 2020.

Statistique Canada préfère employer le conditionnel pour expliquer les causes de l’augmentation des décès ces 15 derniers mois au pays, mais l’organisme admet que « le report de procédures médicales, l’augmentation de la consommation d’alcool ou de drogues » pourraient en avoir été la cause principale.

À ce titre, l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique ont été aux prises avec une nette croissance de la consommation d’alcool et d’autres drogues « à un moment où la disponibilité et l’accessibilité des programmes de réduction des méfaits, des services de consommation supervisée et des services de soutien en personne pour la consommation d’alcool et d’autres drogues peuvent avoir été perturbées pendant la pandémie ».

Rappelons qu’en date du 17 juillet, environ 26 500 personnes étaient décédées du coronavirus au Canada.


Sources

Google, Gouvernement du Canada, TNC

 

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