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Nous devrions déjà tous être condamnés à sécher au soleil, et les glaces de l’Arctique auraient dû fondre depuis longtemps.

L’hystérie climatique se radicalise et s’éloigne de plus en plus de la réalité. Mais elle ne date pas d’hier. Dès les années 60 et 70, des chantres du catastrophisme nous prévenaient : nous n’avons que quelques décennies, voire quelques années à vivre. Quant aux glaces de l’Arctique, le compte à rebours s’arrête à minuit.

Sans surprise, aucune de ces prédictions ne s’est réalisée. Voici donc le récit de l’une des campagnes de propagande les plus agressives et les plus mensongères de tous les temps.

Nous sommes perdus

Gros titre du Daily Mail, 29 juin 2017 : « 2020 est la date limite pour éviter une catastrophe climatique ». Trop tard, aurait-on pu dire au journal britannique, car un autre, The Observer, nous avait déjà prévenus le 17 janvier 2009 : « Le président américain a 4 ans pour sauver la Terre ».

Mais même The Observer n’avait pas été assez rapide sur la gâchette, car de grands savants nous avaient déjà condamnés à disparaître dès les années 70. C’était le cas de l’un des « surdoués » de l’environnement, Paul Ehrlich, qui, en octobre 1970, avait prédit que les océans allaient être « aussi morts que le lac Érié dans moins d’une décennie ».

Le lac Érié mort? Il l’a effectivement été durant l’hiver 2021 quand 80 % de son étendue d’eau était gelé en raison non pas du réchauffement climatique, mais des températures froides. Sinon, ni les océans ni le lac Érié n’ont succombé au chant des sirènes caniculaires ces dernières années. C’est le même Ehrlich qui avait ajouté que l’Amérique serait soumise au rationnement de l’eau et de la nourriture « d’ici 1974 ». Quarante-sept ans plus tard, aucun Américain n’est sur la coupe du rationnement de l’eau et de la nourriture, à moins qu’il vive dans la rue.

En 1970 encore, le sénateur Gaylord Nelson, qui allait donner naissance au Jour de la Terre, avait cité le secrétaire du Smithsonian Institute selon qui en 1995, environ « 80 % de toutes les espèces animales seraient éteintes ».

En 1982, le directeur du Programme des Nations Unies pour l’environnement, Mostafa Tolba, nous informait qu’au « tournant du siècle, une catastrophe environnementale [allait provoquer] une dévastation aussi complète, aussi irréversible que n’importe quel holocauste nucléaire ».

Puis il y eut cet autre gourou, Jim Hansen. À un journaliste qui lui demandait en 1988 comment il entrevoyait l’avenir environnemental de New York 20 ans plus tard : « La West Side Highway [qui longe la rivière Hudson] sera sous l’eau. Et il y aura du ruban adhésif sur les fenêtres de l’autre côté de la rue à cause des vents violents. Et les mêmes oiseaux ne seront pas là. Les arbres de la bande médiane vont changer ».

En 2021, la West Side Highway ne croule pas sous l’eau et aucun New-Yorkais n’installe du ruban adhésif sur ses fenêtres afin de les protéger, sauf en cas d’ouragan. En juin 2018, Radio-Canada a louangé Hansen et ses prédictions dans l’un de ses nombreux reportages adulateurs.

Élévation du niveau des mers et adios la neige

À la fin des années 80, on s’intéressait aussi au niveau des mers. En témoigne cet article de l’AFP en 1988 : « une élévation progressive du niveau moyen de la mer menace de couvrir complètement [les Maldives] dans les 30 prochaines années ». Aujourd’hui, aucune des 1 196 petites îles de l’océan Indien formant les Maldives n’a encore été engloutie.

En 1989, c’était au tour du directeur du bureau de New York du Programme des Nations Unies pour l’environnement, Noel Brown, de déclarer que « des nations entières pourraient être effacées de la surface de la Terre [en raison de] l’élévation du niveau de la mer si la tendance au réchauffement climatique n’était pas inversée d’ici l’an 2000 ».

En 1995, l’ONU récidivait en annonçant cette fois que la plupart des plages de la côte est des États-Unis aurait « disparu dans 25 ans ». Elles y sont toujours en 2021.

Pour les mordus de la neige, l’heure n’était pas à la fête en mars 2000 lorsque le journal The Independent titrait à la une : « Les chutes de neige appartiennent désormais au passé ». Le même journal, en mai 2004 : « Pourquoi l’Antarctique sera bientôt le seul endroit où vivre, littéralement ». Population actuelle de ce continent glacial : 1 500 habitants, selon les périodes.

Al Gore, le clown de l’environnement

On ne peut parler de catastrophisme climatique sans mentionner Al Gore. Son documentaire Une vérité qui dérange lui avait valu de nombreux prix bien qu’il eût été l’objet de moqueries en raison de ses nombreux aspects frauduleux.

Lors de la promotion de son fameux docu-fiction en 2006, Gore avait avancé qu’il ne restait que 10 ans à l’humanité avant qu’elle n’atteigne un point de non-retour. Puis durant la conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague, en décembre 2009, notre homme laissait entendre cette fois que l’océan Arctique pourrait être presque libre de glace en été dès 2014. Un an plus tôt, le même Gore avait déclaré que la calotte glaciaire du pôle Nord aurait disparu en date de 2013.

L’ex-politicien aime bien faire la leçon aux quidams en matière d’environnement. Rien de plus facile lorsque vous possédez une villa de 8,8 M$, avec vue sur la mer s’il vous plaît, à Montecito, en Californie. La propriété de style italien comporte entre autres une cave à vin, des terrasses, six cheminées, cinq chambres à coucher et neuf salles de bain sur plus de 6 500 pieds carrés d’espace habitable.

Mais Gore, aux dernières nouvelles, possédait une autre résidence tout aussi luxueuse de 10 070 pieds carrés à Nashville, au Tennessee. Une bicoque qui consomme plus de 220 000 kilowatts-heures d’électricité par année, vingt fois la moyenne nationale. Selon le National Center for Public Policy Research, il a fallu 66 159 kilowatts-heures d’électricité pour seulement faire chauffer la piscine de cette grandiose villa en 2016. Coût de la facture pour l’ensemble de la propriété : 22 000 $ entre août 2016 et juillet 2017.

Enfin, Gore, toujours aux dernières nouvelles, posséderait un « pied-à-terre » à San Francisco au St. Regis Residence Club, ainsi qu’une fermette à Carthage, au Tennessee.

Pourquoi pas une ère glaciaire?

Pendant que des experts agitaient l’épouvantail du réchauffement climatique dès les années 70, d’autres nous annonçaient l’imminence d’une ère glaciaire. Nous devrions d’ailleurs déjà ressentir ses préludes puisque, en 1971, S. Ichtiaque Rasool, autrefois de la NASA, prévoyait son arrivée entre 2021 et 2031. 

Trois ans plus tard, le Guardian titrait : « Les satellites montrent que la nouvelle ère glaciaire arrive à grands pas ». Il faut croire que c’était la tendance du jour puisque le New York Times du 5 janvier 1978 citait une équipe internationale de spécialistes qui disaient ne trouver « aucune fin en vue à la tendance au refroidissement sur une période de 30 ans dans l’hémisphère nord ».

L’écrivain scientifique britannique Nigel Calder était tout aussi inquiet. « La menace d’une nouvelle ère glaciaire doit désormais accompagner la guerre nucléaire en tant que source probable de mort et de misère massives pour l’humanité », nous avertissait-il dans le magazine International Wildlife en 1975.

Kenneth Watt, de l’Université de la Californie, nous annonçait quant à lui qu’une période de « onze degrés plus froide » allait survenir à partir du début des années 2000. Puis le 21 février 2004, l’impayable Guardian nous revenait avec une autre froide catastrophe : « La Grande-Bretagne sera plongée dans un climat sibérien d’ici 2020 », titrait-il.

Tout récemment, c’était au tour du climatologue Willie Soon d’exhorter ses collègues universitaires à prêter une plus grande attention à l’activité du soleil, avançant l’idée que plusieurs décennies de refroidissement global nous attendaient.


Sources

AFP, Associated Press, BBC, Breitbart News, Fox News, Radio-Canada, Salon, Star Beacon, The Daily Mail, The Financial Post, Twitter #1, #2, #3, USA Today, YouTube

 

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