Cinglés? Oui, car ils veulent éradiquer les humains pour sauver la terre. Et attention : ils ont des adeptes chez les médias.

Dans un article du 25 avril 2021, la journaliste Nell Frizzell, du magazine Vogue, posait la question suivante : « Avoir un bébé en 2021 relève-t-il d’un pur vandalisme environnemental? »

Bien sûr, il s’agit d’un titre « clickbait » (piège à clics) destiné à attirer les lecteurs friands de controverses. D’ailleurs, la journaliste, dans son article, atténue ses propos pour expliquer la complexité d’avoir des enfants dans un siècle d’écoanxiété, sans nier le droit de mettre au monde. Mais il reste qu’elle a tout de même osé poser cette question, en associant « vandalisme » et naissance d’enfants. Et elle n’est pas la seule, loin de là.

Tuons les hommes pour sauver la planète et ses animaux

Puisqu’il est question de cinglés de l’environnement, alors parlons-en des cinglés. Première cible : le Mouvement pour l’extinction volontaire de l’humanité (VHEMTN, de l’anglais Voluntary Human Extinction Movement).

Le VHEMTN appelle les humains à s’abstenir de se reproduire afin de provoquer l’extinction progressive de l’humanité. Pourquoi donc? Parce que la disparition de l’homme permettrait d’éviter la détérioration de l’environnement. On ne peut être plus clair. L’environnement dans son ensemble, les animaux y compris, étouffe sous le poids de l’homme. Alors c’est ce dernier qui doit disparaître.

Le fou à la tête de ce mouvement est un dénommé Les U. Knight, qui continue de sévir sur Twitter à coups de messages turbulents. C’est dans les années 70 que Knight a tiré ses propres conclusions sur l’avenir de l’humanité. Pour lui, la procréation n’est rien d’autre que de la « maltraitance des enfants ».

Les arguments de Knight passeraient pour des aberrations d’un illuminé si ce n’était d’un certain appui médiatique. Dans un article du 16 novembre 2005 dans le San Francisco Chronicle, Gregory Dicum parlait d’une « logique indéniable » derrière le raisonnement du VHEMT, tandis que Guy Dammann, du journal The Guardian, disait approuver l’objectif du mouvement qu’il considère comme « louable » à de nombreux égards.

Katharine Mieszkowski, du site Salon.com, suit aussi cette tendance, recommandant aux couples sans enfant d’adopter les arguments du VHEMT lorsqu’ils se posent des « questions profondes » à cet égard.

« Les humains sont des intrus »

Cette idée de mettre fin à l’existence humaine a également été saisie au vol par Patricia MacCormack, professeure de philosophie continentale à l’Université Anglia Ruskin. Dans son livre The Ahuman Manifesto, MacCormack soutient qu’en raison des dommages causés à d’autres créatures vivantes sur Terre, l’homme doit progressivement mettre fin à la reproduction.

Dans ce brûlot se diffuse une idéologie d’extrême gauche anti-élitiste que l’auteure ne tente aucunement de cacher. « La prémisse du livre », nous raconte-t-elle, « est que […] l’humanité a causé des problèmes de masse et que l’un d’entre eux est en train de créer ce monde hiérarchique où les blancs, les hommes, les hétérosexuels et les valides réussissent [tandis que les autres] ont du mal à y parvenir ». Donc, pour contrer la hiérarchie raciale, mettons fin à l’humanité.

Un autre barjot du genre, Sir David Attenborough, a conçu un documentaire intitulé The Year Earth Changed dont l’argument principal est que « le monde naturel » se porterait mieux si nous n’étions pas là. C’est le même Attenborough qui avait diffusé un autre documentaire au titre encore plus explicite : Les humains sont des intrus.

Moins radicaux, mais cinglés tout de même

David Suzuki, le héros canadien de l’environnement embauché il y a plus d’un siècle par le réseau CBC pour animer l’émission The Nature of Things, n’a pas meilleure opinion des humains. S’il n’a jamais fait la promotion de leur éradication, Suzuki a néanmoins dit souhaiter que leur nombre soit grandement réduit, même si cela prend une « épidémie de grippe espagnole ».

On ne peut s’étonner, donc, qu’il les ait qualifiés, ces pauvres humains, d’« asticots » version géante qui « défèquent partout dans l’environnement ». À une autre occasion, les humains n’étaient plus des « asticots », mais des « cellules cancéreuses ».

Un dernier exemple à souligner : Extinction Rébellion, un mouvement écologiste qui prône la désobéissance civile afin d’inciter les gouvernements à agir dans le but d’éviter « les points de basculement dans le système climatique, la perte de la biodiversité et le risque d’effondrement social et écologique ».

Extinction Rébellion, qui fait souvent dans le vandalisme, a déjà qualifié l’humanité de « maladie » et le COVID de « remède », pour marquer son grand « amour » des hommes.


Sources

Cambridge News, Spiked, The Federalist, The Post Millennial, Wikipedia


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