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Pendant 3 ans, les médias ont propagé une théorie du complot menée de front par une femme bien connue : Hillary Clinton.

Ils s’y sont tous laissé prendre au jeu : Radio-Canada, TVA, Le Monde et tous les médias démocrates aux États-Unis sont tombés dans la marmite de cette fausse nouvelle : non, il n’y a pas eu collusion entre l’équipe électorale de Donald Trump et le gouvernement russe, contrairement à ce que ces organes de propagande ont claironné pendant trois ans.

Grâce au FBI, on savait depuis mars 2019 que le Russiagate, ce « scandale » selon lequel le gouvernement russe aurait aidé Trump à accéder à la présidence en 2016, n’était qu’une vaste fumisterie. Mais des doutes persistaient chez les détracteurs de Trump. Or, ladite fumisterie nous a été confirmée la semaine dernière avec la publication d’un nouveau rapport du FBI qui met en cause un citoyen russe vivant aux États-Unis du nom d’Igor Danchenko. Danchenko aurait menti au FBI lorsqu’il a été interrogé sur son rôle dans l’affaire du « Russiagate ».

Le véritable scandale, cependant, ne réside pas dans les contre-vérités que le Russe aurait répétées à la police fédérale, mais dans ce que le rapport a révélé sur les fondations du Russiagate. L’affaire tire son origine du tristement célèbre « dossier Steele », monté par l’ancien espion britannique Christopher Steele. Celui-ci avait été chargé par la société américaine Fusion GPS de « déterrer des saletés » sur Trump pour le compte du parti démocrate américain. C’est à ce moment que Steele a dégoté Igor Danchenko, à qui il a refilé le boulot de fouiller les décombres de la maison Trump.

Pour ce faire, le Russe a approché Chuck Dolan, lui-même un démocrate qui a travaillé auprès d’Hillary Clinton lors de la campagne électorale de 2008. Mais voilà : tant Dolan que Danchenko et Steele ont inventé de toutes pièces cette histoire de collusion entre Moscou et Trump. Tout le récit s’est articulé autour de rumeurs et d’allégations non fondées. Mais tous – les médias de gauche, les démocrates et même le FBI à un certain moment – ont cru aux informations contenues dans le dossier Steele.

Pour les démocrates et leurs alliés médiatiques, l’important était d’exploiter tout filon permettant de discréditer Trump. Un travail qui a débuté dès la victoire de l’ex-président aux primaires républicaines.

Maintenant, au regard de ce que l’on vient d’apprendre, une question s’impose : qui donc a approuvé la campagne de diffamation contre Trump en relation avec le dossier russe? Nulle autre qu’Hillary Clinton. La date : 26 juillet 2016. La preuve se trouve ici dans ce document. En septembre dernier d’ailleurs, l’ex-avocat de Clinton, Michael Sussman, a plaidé non coupable aux accusations du grand jury fédéral selon lesquelles il a menti sur la collusion entre Trump et la Russie. S’il est déclaré coupable, il risque une peine de 5 ans de prison.

Lorsque le FBI a dû avouer en mars 2019 que le dossier Steele ne reposait que sur du vent, Matt Taibi, rédacteur au magazine Rolling Stone, avait déclaré que le fumeux Russiagate représentait un « coup mortel pour la réputation des médias américains ». Il avait comparé cette débandade médiatique à la publication d’informations erronées sur la présence d’armes de destruction massive en Irak au cours de la période qui a précédé la guerre dans ce pays en 2003.

Durant tout ce temps où Trump se faisait accuser de s’être arrangé avec les Russes pour prendre le pouvoir, le New York Times, le Washington Post, CNN et MSNBC ont publié à eux seuls environ 8 500 articles sur le dossier. Il s’agissait pour ces médias proches du Parti démocrate de pousser le bouchon le plus loin possible, peu importe comment ils s’y prenaient.

Comme l’a souligné Glenn Greenwald, l’un des journalistes indépendants les plus populaires du Web : « Ce ne sont pas des cas où les médias se sont trompés. Ils ont délibérément menti ». Le Russiagate est en effet l’un des plus gros échecs du journalisme américain, et possiblement l’un des plus gros mensonges médiatiques de tous les temps.


Sources

Anguilles sous roche #1, #2, Eric Pilon via Vigile, Sénat américain

 

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