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Le cartel Clan del Golfo a fermé plus d’une centaine de villes entières après la déportation de son chef aux États-Unis.

Quand on parle d’un pays mal foutu : au moins 138 municipalités situées dans le nord de la Colombie ont été confinées par le cartel Clan del Golfo, qui réagissait à la déportation de son chef, Dairo Antonio Úsuga David, aux États-Unis le 4 mai dernier. Pendant 4 jours, des citoyens ont été avertis de rester à la maison, sans quoi ils risquaient d’être abattus.

Les entreprises et les écoles ont été fermées, les services d’autobus interurbains suspendus, tout comme un match de soccer professionnel après que l’une des équipes eut refusé de se rendre au match.

Selon le ministère colombien de la Défense, trois civils et trois policiers ont été tués au cours des quatre jours de fermeture et plus de 180 voitures ont été incendiées pour avoir apparemment violé l’ordre du cartel, principalement sur des autoroutes rurales.

Des chiffres cependant contestés par la Juridiction spéciale pour la paix, un tribunal créé à la suite de l’accord de paix de 2016 signé entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Selon ce tribunal, 24 civils auraient été tués dans les zones couvertes par les confinements décrétés par le cartel. Parmi les municipalités touchées par ces confinements figure Monteria, une ville de 500 000 habitants.

Les autorités colombiennes ont cherché à minimiser l’importance de l’événement, affirmant avoir déployé 52 000 soldats pour assurer la sécurité des civils dans les zones touchées. Le président Ivan Duque a déclaré samedi que les mesures prises par les membres du cartel étaient des « incidents isolés » visant à intimider les habitants.


Sources

CBS News

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