Pour son directeur-général, cette thèse, comme les autres, mérite une recherche plus approfondie.

À peine deux jours après la fin de l’enquête de l’équipe chargée de retrouver les origines du COVID-19 au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le directeur celle-ci, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré jeudi que toutes les théories sur ces origines, y compris celle concernant la fuite de laboratoire, méritaient une recherche plus approfondie.

Mardi, la délégation dirigée par le sinophile Peter Daszak avait pourtant écarté cette thèse du revers de la main. « Nos conclusions initiales suggèrent que l’introduction par l’intermédiaire d’une espèce hôte est la voie la plus probable et celle qui nécessitera davantage d’études et de recherches plus spécifiques », avait alors déclaré Peter Ben Embarek, expert de l’OMS en matière de sécurité alimentaire et de maladies animales.

Pour certains, donc, il s’agit d’un virage à 180 degrés de la part de Ghebreyesus qui avait été fortement critiqué au début de la pandémie pour ses relations jugées trop amicales avec le gouvernement dictatorial de la Chine.

Il semble bien, d’ailleurs, qu’à l’intérieur même de l’OMS des dissensions sont apparues au fil du temps. Le jour même où la délégation chargée d’enquêter sur le COVID faisait une sortie de presse, un conseiller au sein de l’OMS, Jamie Metzl, lançait une pointe en direction de ses membres lors d’une entrevue au réseau Fox en avançant l’idée que « l’enquête avait [en réalité] été menée par les autorités chinoises ».

À Washington, le porte-parole du département d’État, Ned Price, a affirmé pour sa part que l’administration Biden ne tirerait aucune conclusion sur l’enquête de l’OMS tant que celle-ci n’aura pas publié un rapport complet sur l’affaire.

Pour en savoir plus : Origines du COVID-19 : faut-il croire l’OMS?


Sources

Breitbart News, The Daily Caller

 

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