L’étude conclut que le fait de porter un masque ne protège pas celui qui le porte contre le coronavirus.

Au moins trois grandes revues médicales ont refusé de publier les résultats de la première véritable enquête scientifique sur les effets du port du masque sur la propagation du COVID-19. Ces trois revues sont The Lancet, The New England Journal of Medicine et JAMA, de l’American Medical Association.

Que contient donc cette étude qui fait si peur à ces trois grands noms de la littérature médicale? Simple : le fait de porter un masque ne protège pas celui qui le porte contre le coronavirus. Voilà pourquoi les chercheurs ont admis qu’elle était controversée.

« Ils ont tous dit non », a déclaré le médecin en chef du département de recherche de l’hôpital North Zealand, le professeur Christian Torp-Pedersen, à propos des revues citées plus haut.

L’étude se veut pourtant sérieuse et n’a rien à voir avec le complotisme. Lancée fin avril, elle a obtenu un financement de 5 millions de couronnes danoises de la part du groupe Salling, le plus grand détaillant du Danemark. Plus de 6 000 Danois ont été sélectionnés pour ce faire, dont la moitié ont dû porter des masques en public pendant une longue période, l’autre non.

Une revue a enfin eu le courage

Annals of Internal Medicine a fini par publier les résultats de l’étude ce 18 novembre. On y apprend qu’environ 4 860 participants ont terminé l’étude. Or, chez les personnes masquées, 42 seulement ont été infectées par le coronavirus, ce qui représente 1,8 % de l’échantillon. Chez ceux qui ne portaient pas le masque, 53 ont été infectés, soit 2,1 % du groupe. Une différence que les chercheurs n’ont pas jugé significative, avec raison.

À noter que l’étude n’indique aucunement que le masque est inefficace contre la transmission du virus d’un porteur à l’autre. On parle plutôt ici de la protection envers celui ou celle qui le porte.

Masquer ou ne pas masquer?

De nombreux experts en maladies infectieuses ont mis en garde le monde contre le port du masque. Le problème est que peu d’entre eux ont pu disposer d’une importante visibilité chez les grands médias. 

Et pourtant : « Il n’y a aucune bonne raison d’utiliser ces masques, si ce n’est que psychologiquement, vous croyez faire quelque chose », a déclaré le Dr John Swartzberg, un expert en maladies infectieuses à l’Université de la Californie à Berkeley. Pour Swartzberg, le risque est élevé d’attraper le virus ou des bactéries en se touchant le visage après avoir enlevé le masque, possiblement porteur soit du virus ou des bactéries elles-mêmes.

Lisa Brosseau, experte en protection respiratoire et en maladies infectieuses, est sur la même longueur d’onde que le docteur Swartzberg. Sur le site Web du Center for Infectious Disease Research Policy, Madame Brosseau avait écrit ceci: « Nous ne recommandons pas d’obliger le grand public qui ne présente pas de symptômes de maladie de type COVID-19 à porter systématiquement des vêtements ou des masques chirurgicaux ».

Parmi les raisons évoquées par l’experte : aucune preuve scientifique ne démontre leur efficacité pour réduire le risque de transmission du SRAS-CoV-2.


Sources

Annals of Internal Medicine, Lockdowns Sceptics, Medium, The New York Times

 

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