Sélectionner une page

Au moins quatre d’entre eux sont considérés comme extrêmement dangereux.

Des dossiers fédéraux obtenus par Project Veritas, un groupe militant des États-Unis, révèlent qu’un certain nombre de ressortissants afghans rapatriés par Washington après leur évacuation de l’été dernier constituent une menace pour la sécurité nationale. Certains de ces ressortissants se sont vu accorder des visas de travail aux États-Unis, bien qu’ils fassent partie de la liste de surveillance du département de la Sécurité intérieure.

À ce jour, l’opération Allies Welcome, qui a servi à l’évacuation de milliers d’Afghans après la reprise du pouvoir des talibans en août 2021, a amené plus de 84 000 d’entre eux aux États-Unis. Or, le Project Veritas a identifié au moins quatre de ces Afghans considérés comme extrêmement dangereux : quatre hommes qui figurent au premier échelon des menaces, selon la liste de surveillance américaine.

Tahsinullah Wafa Manozai et Nazir Ahmed Rahimi se trouvent dans la plus haute catégorie des menaces comprenant les individus ayant « commis ou qui sont susceptibles de commettre un acte terroriste violent non spécifié ». Fort heureusement, Rahimi a été appréhendé le 1er décembre, si l’on se fie aux documents consultés par Project Veritas, mais Manozai, lui, est libre comme l’air. Son visa lui aurait été accordé le 15 octobre 2021.

Deux autres ressortissants, Anwarallhaq Wahidi et Ismail Jurat, sont suspectés d’avoir utilisé des armes et des explosifs. Leur statut a été accepté le 28 octobre 2021 et le 24 novembre 2021 respectivement. À son arrivée aux États-Unis, Ismail Jurat venait d’être retiré de la liste de surveillance. Il y fut réadmis le 17 octobre, ce qui n’a pas empêché les bureaucrates de l’immigration de lui délivrer son visa quelques semaines plus tard.

Cette nouvelle n’a pas fait sourciller les médias traditionnels aux États-Unis, eux qui avaient accusé l’ex-président Donald Trump de racisme après qu’il eut qualifié l’immigration illégale de tremplin pour l’arrivée de terroristes en sol américain. Il avait pourtant raison.

On a su il y a à peine quelques semaines que les forces de l’ordre aux États-Unis avaient arrêté au moins 23 terroristes traversant la frontière avec le Mexique l’année dernière, selon des documents dévoilés par The Federalist qui citait Fox News. Les 23 terroristes présumés figuraient aussi sur la liste de surveillance des États-Unis.

En août l’an dernier, un ex-chef de la patrouille frontalière américaine, Rodney Scott, avait averti que des terroristes connus ou présumés entraient aux États-Unis « à un niveau que nous n’avions jamais vu auparavant », mais très peu avaient pris ses paroles au sérieux. Un représentant américain, Chip Roy, a fait état non pas de 23 mais de 42 terroriste appréhendés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.


Sources

Fox News, Project Veritas, The Federalist, The Post Millennial, Twitter

Pour faire un don