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Les démocrates avaient faussement accusé Trump de collusion avec les Russes après avoir monté un faux dossier sur le sujet.

Le fameux dossier du Russiagate n’a pas fini de faire couler de l’encre aux États-Unis. Des médias nous apprennent qu’après l’élection de Donald Trump à la présidence américaine, le camp Clinton avait payé une société Internet pour « infiltrer » les serveurs de la Trump Tower et de la Maison-Blanche afin de trouver toute information susceptible de lier Trump à la Russie. Ces nouvelles informations proviennent d’un dossier préparé par le conseiller spécial John Durham.

Le dossier en question jette une douche froide sur les démocrates, d’autant plus que John Durham agit comme procureur spécial du département de la Justice des États-Unis. Durham a déposé une motion axée sur les conflits d’intérêts potentiels liés à la représentation de l’ancien avocat de la campagne Clinton, Michael Sussman, accusé d’avoir fait une fausse déclaration à un agent fédéral.

En septembre 2016, Sussmann aurait déclaré au FBI qu’il ne travaillait pas pour le compte de Clinton lorsqu’il a présenté au Bureau des documents censés rattacher l’organisation Trump à une banque liée au Kremlin. Des documents prouvent toutefois le contraire et montrent qu’il a facturé à plusieurs reprises le camp Clinton pour son travail d’« enquête ». C’est ce travail d’« enquête » qui a débouché sur les allégations de collusion entre les Russes et le camp Trump, une collusion qui aurait permis à ce dernier de remporter les élections de 2016, selon les démocrates.

« Il s’agit d’un scandale d’une portée et d’une ampleur bien plus importantes que le Watergate et ceux qui ont été impliqués dans cette opération d’espionnage et qui en étaient au courant devraient faire l’objet de poursuites pénales », a déclaré Donald Trump dans un communiqué envoyé aux médias.

Russiagate : le plus gros échec des médias américains

Tous les médias démocrates aux États-Unis étaient tombés dans la marmite de cette fausse nouvelle sur la collusion entre l’équipe de Donald Trump et le gouvernement russe. Pour ces affidés du Parti démocrate, l’important était d’exploiter tout filon permettant de discréditer Trump. Un travail qui a débuté dès la victoire de l’ex-président aux primaires républicaines.

Lorsque le FBI a dû avouer en mars 2019 que le dossier monté par le camp Clinton ne reposait que sur du vent, Matt Taibi, rédacteur au magazine Rolling Stone, avait écrit que le fumeux Russiagate représentait un « coup mortel pour la réputation des médias américains ». Il avait comparé cette débandade médiatique à la publication d’informations erronées sur la présence d’armes de destruction massive en Irak au cours de la période qui a précédé la guerre dans ce pays en 2003.

Durant tout ce temps où Trump se faisait accuser de s’être arrangé avec les Russes pour prendre le pouvoir, le New York Times, le Washington Post, CNN et MSNBC ont publié à eux seuls environ 8 500 articles incriminants sur le dossier. Il s’agissait pour ces médias proches du Parti démocrate de pousser le bouchon le plus loin possible, peu importe comment ils s’y prenaient.

Comme l’a souligné Glenn Greenwald, l’un des journalistes indépendants les plus populaires du Web : « Ce ne sont pas des cas où les médias se sont trompés. Ils ont délibérément menti ». Le Russiagate est en effet l’un des plus gros échecs du journalisme américain, et possiblement l’un des plus gros scandales médiatiques de tous les temps.


Sources

Anguilles sous roche #1, #2, Eric Pilon via Vigile, The New York Post

 

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