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Le gouverneur de la Floride a envoyé deux avions remplis de migrants illégaux à Martha’s Vineyard.

Aux États-Unis, les démocrates sont favorables à ce les portes soient toutes grandes ouvertes aux migrants illégaux. Une majorité de républicains veulent plutôt que le gouvernement fédéral s’attaque aux problèmes. Des gouverneurs d’États du sud — des républicains — ont donc décidé de prendre le taureau par les cornes et d’envoyer des migrants illégaux dans des États démocrates, histoire d’en faire porter le fardeau aux bleus.

Parmi ces gouverneurs : Ron DeSantis, de la Floride, qui a expédié deux avions remplis de migrants illégaux à Martha’s Vineyard dans le Massachusetts, un État qui appuie les politiques d’ouverture des frontières de l’administration Biden. Le geste est assez symbolique : Martha’s Vineyard est une petite communauté insulaire connue pour être la résidence d’été du jet set américain — blanc surtout — et des présidents des États-Unis. Aucune surprise, la cinquantaine d’étrangers qui ont débarqué sur l’île n’ont pas fait l’affaire des résidents de l’endroit.

Ailleurs aussi on peste contre la démarche des gouverneurs républicains. Des autobus remplis de migrants illégaux ont débarqué à Washington, à New York et à Chicago, trois villes dirigées par des démocrates qui aiment donner des leçons de morale en matière d’immigration. La plupart sinon la totalité de ces autobus provenaient du Texas, un État qui doit supporter presque entièrement le fardeau de l’immigration illégale.

La mairesse de Chicago, Muriel Bowser, a déclaré l’état d’urgence la semaine dernière pour gérer l’afflux de 9 400 migrants illégaux sur son territoire. À New York, le gouverneur Eric Adams a déclaré que l’augmentation du nombre de migrants clandestins l’amenait à reconsidérer les lois de l’État sur le droit au logement. À Chicago, la mairesse Lori Lightfoot a demandé au gouvernement fédéral d’intervenir au plus vite.

Plus de deux millions de migrants illégaux ont tenté de traverser la frontière entre le Mexique et les États-Unis jusqu’ici cette année. Voyant bien que les choses se corsent, l’administration Biden fait de plus en plus pression sur le Mexique pour qu’il accepte plus de migrants venant de Cuba, du Nicaragua, du Venezuela et d’autres pays d’Amérique latine.


Sources

The Post Millennial #1, #2, #3

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