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Quatre des cinq grandes banques canadiennes figurent sur la liste des spoliateurs. 

Les plus grandes sociétés canadiennes ont évité de payer 30 milliards de dollars en impôt au fédéral en 2021, d’après un rapport de l’organisme Canadiens pour une fiscalité équitable. L’évasion fiscale a donc plus que doublé ces derniers temps puisqu’elle tournait autour de 13,5 milliards au cours des trois années précédant la pandémie. Pendant la même période, les grandes entreprises voyaient leurs bénéfices augmenter de 60 %.

Pour en arriver à ces résultats, Canadiens pour une fiscalité équitable a vérifié les livres de 123 des plus grandes sociétés du pays dont la capitalisation boursière est d’au moins 2 milliards de dollars, en couvrant les cinq dernières années.

Le taux d’imposition combiné fédéral et provincial sur les bénéfices des sociétés se situe autour de 26,5 % depuis 2012, mais l’évasion fiscale a abaissé ce taux effectif à seulement 15 % pour les 123 entreprises.

C’est la société de gestion de placements Brookfield Asset Management qui figure au premier rang des sociétés ayant enregistré le plus grand écart fiscal pour les exercices de 2017 à 2021, suivie par la société pétrolière et gazière Canadian Natural Resources. Quatre des cinq grandes banques canadiennes apparaissent aussi sur la liste des spoliateurs : la Banque Scotia (7e rang), la TD (8e), la Banque de Montréal (10e), et la CIBC (15e).

Bell est la seule entreprise de télécommunications à figurer parmi les 20 premières en matière d’évasion fiscale (20e rang).


Sources

Canadiens pour une fiscalité équitable, The Toronto Star

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