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Des orphelins danois ont été exposés à études psychologiques menées sous le couvert de la CIA, d’après un documentaire.

Un documentaire intitulé « The Search for Myself », diffusé à la radio danoise, a révélé que la CIA a mené les expériences sur des orphelins du Danemark à l’hôpital municipal de Copenhague au cours des années 60. Per Wennick, l’homme derrière le documentaire, affirme avoir participé activement à ces expériences de la CIA qui s’étaient déroulées dans le cadre du programme MK-Ultra.

Wennick raconte que, durant l’une de ces expériences, on l’avait assis sur une chaise et lui avait fixé des électrodes pour ensuite le forcer à écouter des bruits forts et stridents. On voulait par là découvrir si un enfant pouvait présenter certains « traits psychopathiques ».

Selon un historien danois, il s’agirait des seules expériences connues dans l’histoire du Danemark à avoir employé des enfants pris en charge par l’État pour la recherche scientifique, laquelle violait le Code de Nuremberg de 1947 qui impose des restrictions aux expériences sur les humains.

Le projet de recherche avait été cofinancé par le gouvernement américain et le Fonds pour l’écologie humaine. Ce fonds, géré par la CIA par le biais de l’Université Cornell, avait pour but de soutenir la recherche secrète sur le lavage de cerveau durant les années 50 et 60.

MK-Ultra : un récit à donner la chair de poule

MK-ULTRA est le nom de code d’un projet de la CIA visant à développer des techniques de contrôle et de programmation de l’esprit, ce que l’on appelle, en anglais, « mind control ». Le projet a démarré le 13 avril 1953 et s’est terminé au début des années 70.

Une partie des expériences menées sous le parapluie de MK-Ultra a eu lieu à l’Institut Allan Memorial, de l’Université McGill, à Montréal, par l’entremise du Dr Donald Ewen Cameron. Cameron s’était mis dans la tête d’effacer la mémoire de ses sujets pour la reconstruire complètement. Pour ce faire, le psychiatre utilisait du LSD et des substances paralysantes, ainsi qu’une thérapie par électrochocs dont le courant dépassait de 30 à 40 fois la puissance normale. Les séances d’électrochocs pouvaient durer entre 15 et 65 jours.

De nombreux patients de Cameron ont conservé de graves séquelles psychologiques. Certains étaient conduits dans des chambres d’isolation sensorielle où ils se voyaient exposés 24 heures sur 24 à un même message préenregistré, et ce, pendant au moins deux semaines.


Sources

Newspunch, Wikipedia

 

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