Malgré son passé sulfureux, la branche allemande d’Islamic Relief a reçu un coup de pouce de la Commission.

Ignorance? Connardise? La branche allemande d’Islamic Relief, une organisation islamiste, vient d’être certifiée « partenaire humanitaire pour la période de 2021 à 2027 » par la Commission européenne (CE), rapporte ce lundi Valeurs actuelles.

Le service de la Commission européenne à la Protection civile et Opérations d’aide humanitaire (ECHO) travaille avec plus de 200 partenaires pour organiser une aide humanitaire partout dans le monde, selon le site même de la Commission. On y spécifie en outre que ces partenaires « sont sélectionnés sur base de critères spécifiques et d’exigences légales et financières, ainsi qu’en fonction de certaines normes de qualité ».

Normes de qualité? On peut se demander si les bureaucrates de la CE ont réellement fait leur devoir. Car Islamic Relief n’a pas bonne presse, et ce, même dans des pays musulmans, comme aux Émirats arabes unis, qui ont banni l’organisation en raison de ses liens avec les Frères musulmans, suspectés d’activités terroristes.

Et qui dit Frères musulmans dit Hamas, qui représente en quelque sorte son bras armé en Palestine. Or, le Hamas est considéré comme une entité terroriste dans la plupart des pays occidentaux, dont, ironiquement, ceux de l’Union européenne. On soupçonne à ce titre l’Islamic Relief d’avoir transféré des millions de dollars au groupe palestinien.

Avant de prendre leur décision, les dirigeants de la Commission européenne auraient dû regarder ce qui se passe du côté même de l’Allemagne, où le gouvernement, en novembre l’an dernier, a coupé les vivres à la branche allemande d’Islamic Relief pour des raisons identiques à celles évoquées par les Émirats arabes unis. C’est pourtant cette même branche allemande qui vient d’être nommée partenaire humanitaire par la Commission européenne.

Les institutions financières se méfient elles aussi de l’organisation islamiste. En 2016, la Banque HSBC avait fermé les comptes d’Islamic Relief Worldwide en raison de soupçons sur des mouvements de fonds vers des groupes terroristes à l’étranger. La HSBC suivait en ce sens les traces de l’Union des banques suisses (UBS), qui avait aussi fermé les comptes d’Islamic Relief en 2012.

Enfin, en juillet l’an dernier, le directeur d’Islamic Relief, Heshmat Khalifa, avait dû démissionner après qu’un média eut découvert qu’il avait formulé des remarques antisémites sur sa page Facebook en 2014 et 2015.

La Commission européenne aurait tout intérêt à s’expliquer sur ce vote de confiance à l’endroit d’une telle organisation extrémiste, d’autant que l’Union européenne a versé plus de 36 millions d’euros à des groupes liés aux Frères musulmans entre 2014 et 2019, comme je l’ai révélé dans cet articleL’un de ces groupes, le Forum of European Muslim Youth & Student Organizations (Forum des organisations européennes de la jeunesse et des étudiants musulmans-FEMYSO), compte d’ailleurs un ex-directeur parmi les fidèles d’Islamic Relief.

Tous des faits malheureusement passés sous silence par les médias traditionnels.


Sources

Eric Pilon, Quantara, Union européenne, Valeurs actuelles

 

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