Des scientifiques ont réussi à créer un embryon qui combine des cellules hybrides d’humains et de singes.

Déjà que les douze derniers mois n’ont pas été faciles à digérer pour le commun des mortels à qui on a suggéré que la recherche scientifique était peut-être à l’origine de la pire pandémie à survenir depuis les cent dernières années, voilà qu’on lui apprend que des embryons mi-humains mi-singes viennent d’être créés en laboratoire.

Des scientifiques ont en effet réussi à combiner des cellules humaines et de singes en un seul embryon vivant et en croissance dans le but de donner une poussée à l’industrie de la transplantation d’organes.

Deux équipes ont réussi l’exploit, l’une française, l’autre sino-américaine. Les singes employés pour l’occasion étaient des macaques. Chez France-Culture, on nous dit que « ces expériences sont dans […] les limites juridiques, mais [que] si ces embryons venaient à donner naissance à des créatures vivantes, des questions éthiques [allaient] devoir se poser ». D’accord sur ce point.

Des expériences qui, nous annonce-t-on, pourraient « peut-être conduire à l’utilisation d’animaux pour cultiver des organes destinés à la transplantation humaine ». Est-ce donc là la seule solution au manque d’organes?

On s’en doute, ces fumeuses expériences ne font pas l’affaire de tout le monde. « Ma première question est : pourquoi? », demande Kirstin Matthews, chercheure en science et technologie au Baker Institute de l’Université Rice, à Houston. « Je pense que le public va s’inquiéter […] du fait que nous faisons simplement avancer la science sans avoir une conversation appropriée sur ce que nous devrions ou ne devrions pas faire ».

Les médias qui ont rapporté la nouvelle jeudi affirment que la production d’un embryon mi-humains mi-singes serait une première. Pourtant, La Presse avait rapporté la même nouvelle le 10 août 2019. À ce moment, c’était une équipe formée de chercheurs du Salk Institute, en Californie, et de l’Université catholique de Murcia, en Espagne, qui avaient créé un embryon hybride.

D’autres croisements du genre ont eu lieu auparavant, notamment entre le porc et l’humain.


Sources

FR 24 News, France Culture, La Presse

 

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