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C’était une théorie du complot, nous disait-on, mais la nouvelle a été confirmée : l’Ukraine cache des labos biologiques.

Il y a quelques jours à peine, la présence de laboratoires de recherche biologique en Ukraine était qualifiée de théorie du complot et de campagne de désinformation de la part de la Russie. Mais voilà que les États-Unis eux-mêmes, par la bouche de la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland, ont finalement admis mardi que ces installations n’étaient pas une vue de l’esprit.

Or, non seulement elles existent bel et bien, mais Washington s’inquiète qu’elles passent aux mains des Russes. « L’Ukraine dispose d’installations de recherche biologique, dont nous craignons maintenant que les troupes russes ne cherchent à en prendre le contrôle », a déclaré Nuland devant le Congrès.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait publié un message le 6 mars sur Twitter laissant entendre que l’armée nationale avait trouvé des preuves que Kiev « éliminait toute trace de son programme militaro-biologique » financé par le Pentagone. L’Atlantic Council, un groupe de réflexion dont le siège est à Washington, a alors accusé le Kremlin de vouloir justifier son invasion de l’Ukraine par une théorie du complot sur la présence d’armes biologiques en sol ukrainien.

Des « vérificateurs de faits » et des médias ont emboîté le pas, disant, sans même avoir vérifié sur place, qu’il n’existait aucune preuve à ce sujet. Ce n’est pourtant pas ce qu’a affirmé Victoria Nuland. Les États-Unis ont toutefois nié que les installations fabriquaient des armes bactériologiques.

Autre son de cloche du côté russe, toutefois, où la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que le programme bactériologique de l’Ukraine impliquait des agents pathogènes mortels. Son gouvernement, a-t-elle dit, aurait en sa possession des documents qui montrent que le ministère ukrainien de la Santé avait ordonné la destruction d’échantillons de peste, de choléra, d’anthrax et d’autres agents pathogènes après le 24 février.

À Pékin, le ministère des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis à divulguer plus d’information sur ces laboratoires biologiques afin de mieux garantir la sécurité des lieux.


Sources

Reuters, Times Now

 

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