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Hunter Biden a financé une société qui a mené des recherches sur des agents pathogènes dans les labos ukrainiens.

Une société d’investissement cofondée par le fils du président Joe Biden, Hunter Biden, aurait figuré parmi les principaux bailleurs de fonds d’une pharmaceutique qui aurait collaboré à l’identification et à l’isolement d’agents pathogènes mortels dans des laboratoires en Ukraine, d’après un compte rendu du média en ligne The National Pulse.

Rosemont Seneca Technology Partners (RSTP), une société d’investissement, aurait reçu des fonds du département de la Défense pour ce projet, à l’époque de l’administration Obama. L’un des partenaires de Biden dans cette entreprise était Christopher Heinz, le gendre de l’ancien secrétaire d’État américain John Kerry. La biopharmaceutique dont il est question est Metabiota, de San Francisco.

Le National Pulse, se basant sur un rapport annuel du Centre scientifique et technologique de l’Ukraine, mentionne qu’une « réunion trilatérale » impliquant des délégations de l’Ukraine, de la Pologne et des États-Unis aurait eu lieu en octobre 2016 sur le thème de la « la sécurité, la sûreté et la surveillance biologiques ». Parmi les participants à cette réunion figuraient des représentants de Metabiota, accompagnés de responsables militaires des États-Unis et de l’Ukraine.

Tout ce beau monde aurait discuté de « la coopération dans la surveillance et la prévention des maladies infectieuses particulièrement dangereuses, y compris les maladies zoonotiques en Ukraine et dans les pays voisins ». Le même rapport annuel du Centre scientifique et technologique de l’Ukraine fait mention d’une autre réunion entre des représentants de Metabiota, des scientifiques ukrainiens et des responsables du département américain de la Défense.

Des experts de Metabiota auraient d’ailleurs eux-mêmes pris part à la recherche sur des agents pathogènes dans au moins un labo en Ukraine. Un scientifique, Artem Skrypnyk, aurait collaboré avec la société américaine dans la recherche sur l’anthrax, une maladie qui peut causer la mort. Skrypnyk est aujourd’hui responsable technique au sein de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le réseau Reuters nous apprenait il y a quelques semaines que l’OMS avait conseillé à l’Ukraine de détruire les agents pathogènes à haut risque hébergés dans les laboratoires de santé publique du pays afin de prévenir « toute fuite potentielle » risquant de propager des maladies parmi la population. Tant Washington que Kiev ont démenti les rumeurs selon lesquelles des armes biologiques avaient été fabriquées dans l’un de ces laboratoires.


Sources

Reuters via CTV News, The National Pulse

 

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