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Le département d’État américain croyait que l’Institut de virologie pourrait à terme développer des armes biologiques.

En 2009, le département d’État américain, alors dirigé par Hillary Clinton, faisait part de ses appréhensions au sujet de l’Institut de virologie de Wuhan (IVW), craignant un transfert de technologie vers des pays impliqués dans le développement d’armes biologiques, d’après un câble mis au jour par le site Wikileaks.

Le câble en question s’adressait en premier lieu à la France puisque ce pays collaborait à cette époque à la conception de l’IVW. Celui-ci, qui fait l’objet de spéculations depuis le début de la pandémie du COVID-19, a été lancé en 2004 en tant que projet conjoint entre la France et la Chine. L’expertise française a non seulement servi à la conception du laboratoire, mais aussi à la formation du personnel en biosécurité.

Le projet collaboratif a duré plus d’une décennie, soit jusqu’en 2017 lorsque les experts français ont été expulsés du laboratoire. Or, deux ans plus tôt, des responsables des services de renseignement français avaient averti leur ministère des Affaires étrangères et le département d’État américain que la Chine réduisait déjà sa collaboration avec la France, ce qui avait soulevé des inquiétudes chez les scientifiques dépêchés à Wuhan par Paris.

Ces inquiétudes n’étaient pas une vue de l’esprit, car au moment où la Chine mettait fin à sa coopération avec la France, les États-Unis découvraient que l’IVW venait de s’engager dans des recherches classifiées pour le compte de l’armée chinoise. On ne sait toutefois de quelle façon s’est réalisée cette association entre l’IVW et l’armée chinoise.

Malgré ces avertissements, l’Agence américaine pour le développement international a remis 1,1 million de dollars à la firme américaine EcoHealth Alliance dans le cadre de projets de recherche sur les virus avec le concours de l’Institut de virologie de Wuhan. L’homme à la tête d’EcoHealth Alliance est Peter Daszak, l’un des scientifiques que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait choisis pour enquêter sur les origines du COVID-19, une nomination qui avait soulevé la controverse.

Cette enquête de l’OMS avait frappé un mur en Chine, alors que le gouvernement de l’endroit avait refusé de miser sur la transparence. La semaine dernière d’ailleurs, le même gouvernement a réitéré son refus de rouvrir les portes du laboratoire à l’OMS pour que celle-ci puisse inspecter les lieux plus en profondeur.


Sources

 The Daily Caller

 

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