On nous a pourtant dit qu’une première injection d’AstraZeneca et une deuxième de Moderna ou de Pfizer étaient sans risque.

Lundi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jeté un pavé dans la mare covidienne en déclarant que le mélange de vaccins contre le COVID-19 serait une « tendance dangereuse ». Ce message a été lancé plus particulièrement par Soumya Swaminathan, scientifique en chef de l’OMS depuis mars 2019.

Swaminathan justifie sa position en alléguant que l’on dispose de trop peu de données sur le sujet, d’où la prudence. Un point de vue que les autorités sanitaires du Canada ne semblent pas partager, car le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a jugé que le mélange de vaccins était à la fois sûr et efficace.

Et cette voie est aussi celle privilégiée par l’administratrice en chef de la santé publique, Theresa Tam, elle qui, pourtant, est reconnue pour suivre le chemin tracé par l’OMS.

Le plus ironique, c’est que l’organisation mondiale nage à contre-courant de l’une de ses alliées, l’Alliance du vaccin (GAVI), pour qui mélanger des doses de différents fabricants est une « excellente idée ». GAVI est composée notamment de l’OMS, de la Bill and Melinda Gates Foundation et de la Banque mondiale.


Sources

France 24, GAVI, True North

 

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