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Johns-Hopkins vient d’avouer ce que plusieurs clamaient depuis le début de la pandémie.

Selon une « méta-analyse » de l’Université Johns-Hopkins qui englobe plusieurs études, les épisodes de confinement de la première vague de COVID-19 au printemps 2020 n’auraient réduit la mortalité que de 0,2 % aux États-Unis et en Europe. « [L]es confinements ont eu [très peu] d’effets sur la santé publique, [mais] ils ont imposé d’énormes coûts économiques et sociaux là où ils ont été adoptés », ont écrit les chercheurs dans leur rapport. « En conséquence, les politiques de confinement sont sans fondement et doivent être rejetées en tant qu’instrument de politique pandémique ».

Parmi les mesures de confinement examinées par ces chercheurs figurent les fermetures d’écoles et d’entreprises ainsi que le port obligatoire du masque. Or, non seulement les auteurs ont-ils noté l’inefficacité des confinements, mais ils ont aussi conclu que la limitation des rassemblements a pu entraîner une hausse de la mortalité due au COVID-19. Car une personne qui doit s’isoler à la maison, ont-ils avancé, « risque d’infecter les membres de sa famille avec une charge virale plus élevée, aggravant ainsi la maladie ».

En outre, « les confinements ont limité l’accès […] à des endroits sûrs (extérieurs) tels que les plages, les parcs et les zoos, […] ce qui a incité les gens à se rencontrer dans des endroits moins sûrs (intérieurs) ». La seule mesure « positive », selon les analystes, aura été la fermeture de certains établissements non essentiels qui aurait réduit la mortalité de 10,6 %, un effet qui résulte surtout de la fermeture des bars.

Enfin, les chercheurs ont également pointé du doigt d’autres conséquences néfastes des confinements, telles que la croissance du chômage, la baisse du taux de scolarisation, la hausse du nombre d’événements liés à la violence domestique et l’augmentation des cas de surdose de drogue.

Une analyse qui confirme ce que l’on savait déjà

Ces résultats ne sont rien de nouveau dans le milieu scientifique. En octobre 2020, trois experts, soit Sunetra Gupta, épidémiologiste à l’Université Oxford, Jay Bhattacharya, professeur de médecine à l’Université Stanford, et Martin Kulldorff, professeur de médecine à la Harvard Medical School, signaient la Déclaration de Great Barrington dans laquelle ils désapprouvaient les mesures sanitaires, en particulier les confinements.

Pour ces trois scientifiques, les gouvernements, au lieu de confiner tout le monde, auraient dû simplement placer les malades en quarantaine, isoler les personnes vulnérables et permettre à celles qui sont en bonne santé de mener leur vie normalement, avec une certaine prudence. Aucun gouvernement ne les a pourtant écoutés.

En juillet 2021, Statistique Canada, dans un rapport appelé Nombre provisoire de décès et surmortalité, janvier 2020 à avril 2021, rapportait que chez les personnes de 64 ans et moins, le pays avait dénombré « 5 535 décès de plus par rapport au nombre auquel on aurait pu s’attendre s’il n’y avait pas eu de pandémie, après avoir tenu compte des changements dans la population, comme le vieillissement ». En d’autres termes, 5 535 Canadiens avaient peut-être été jusque-là des victimes directes ou indirectes des contrecoups des confinements subis depuis mars 2020.

Statistique Canada préférait employer le conditionnel pour expliquer les causes de l’augmentation des décès depuis le printemps 2020, mais il admettait que « le report de procédures médicales, l’augmentation de la consommation d’alcool ou de drogues » pourraient en avoir été la cause principale.


Sources

Fox News, Gouvernement du Canada, The Federalist, TNC

 

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