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Problème de taille : l’ONG, appelée CAGE, compte dans ses rangs des extrémistes proches d’Al-Qaida.

Il y a quelques semaines, CAGE, une organisation islamiste basée à Londres, a organisé un événement à Paris pour parler de son dernier rapport sur « la persécution des musulmans parrainée par l’État en France ». De nombreux médias du Proche et du Moyen-Orient, qui ne ratent pas une occasion de traiter les Occidentaux d’islamophobes, ont été rapides à rapporter les propos de CAGE. Ce qu’ils ont omis de dire, c’est que l’empreinte de l’ONG est visible jusque dans l’arrière-cours du terrorisme.

À toi pour toujours Al-Qaida

CAGE a déclaré que l’objectif de son rapport était de « [fournir] aux individus et aux organisations, à travers le continent européen et au-delà, les outils pour comprendre et intervenir dans une persécution de masse en devenir, et offrir une solidarité indispensable aux musulmans de France ». Or, qu’on ait permis à l’ONG de s’exprimer en public est déjà assez surprenant, car ses accointances avec le milieu islamiste auraient dû sonner l’alarme.

Moazzam Begg, un ex-djihadiste qui a passé du temps au centre de détention de Guantanamo Bay, est décrit comme le directeur des communications de l’organisation. Marianne rapporte que Begg « a avoué avoir recruté des djihadistes et avoir lui-même fréquenté plusieurs camps d’entraînement terroristes d’Al-Qaida. Il a également reconnu qu’il était armé et prêt à se battre contre les États-Unis sous les ordres d’Al-Qaida et des talibans ».

Le directeur de recherche au sein de CAGE, Asim Qureshi, a quant à lui affirmé, toujours selon Marianne, « qu’il incombait aux musulmans de soutenir le djihad mené par les musulmans dans les pays où ils seraient opprimés par l’Occident. Qureshi est également favorable à ce que l’adultère soit puni par la peine de mort ».

Un autre, Mohammed Rabbani, son directeur général, aurait entraîné, d’après Marianne, « de jeunes musulmans pour le mouvement islamiste sud-asiatique Jamaat-e-Islami. Il disait aux recrues que leur but était de mobiliser les croyants de sorte à former une force organisée qui instaurerait la loi islamique et mènerait le djihad ».

CAGE a aussi appuyé Anwar Al-Awlaqi, le célèbre religieux d’origine américaine devenu plus tard le chef d’Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA), au Yémen. Lorsqu’Al-Awlaqi a été arrêté en 2006 par les autorités yéménites qui l’accusaient d’être impliqué dans un complot d’Al-Qaida visant à kidnapper un responsable américain, CAGE a fait campagne pour obtenir sa libération, ce qui fut chose faite. Al-Awlaqi a par la suite participé à deux dîners de bienfaisance de l’ONG.

Celle-ci a par ailleurs défendu Mahmoud Abou Rideh, un djihadiste lié à la haute direction d’Al-Qaida, ainsi que Mohammed Emwazi, mieux connu sous le nom de Jihadi John, l’un des bourreaux les plus notoires de l’État islamique.

Pour CAGE donc, la France se serait « engagée dans un programme systématique visant à réduire au silence l’activisme musulman et d’inspiration islamique, ainsi qu’à humilier les musulmans de France en général ».


Sources

Focus on Western Islamism, Marianne

 

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