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Biden menace l’industrie pétrolière en raison de la hausse du prix de l’essence. Réponse de l’industrie : c’est votre faute.

Dans une lettre qu’il a fait parvenir aux compagnies pétrolières, le président américain Joe Biden les a implorées d’augmenter leur production, sans quoi il allait employer des mesures d’urgence pour qu’elles acquiescent à sa demande. Shell, BP, Chevron, Phillips 66, ExxonMobil, Marathon Petroleum Crop et Valero Energy Corp. sont parmi les compagnies qui ont reçu la lettre du président.

« Mon administration est prête à utiliser tous les outils raisonnables et appropriés du gouvernement fédéral et les mesures d’urgence pour augmenter la capacité et la production de la raffinerie à court terme, et pour garantir que chaque région de ce pays soit correctement approvisionnée », est-il écrit dans la lettre. Une lettre au ton non seulement menaçant, mais aussi accusateur, puisque Biden déplore les « marges bénéficiaires historiquement élevées » engrangées par ces compagnies.

La réponse de ces dernières ne s’est pas fait attendre. Exxon Mobil n’a pas semblé apprécier la critique du président : « Nous avons été en contact régulier avec l’administration pour informer le président et son personnel de la façon dont ExxonMobil a investi plus que toute autre entreprise pour développer le pétrole et le gaz aux États-Unis », a-t-on fait savoir de ce côté.

Chevron a été plus cinglante : « Nous comprenons les inquiétudes importantes concernant la hausse des prix du carburant à laquelle font face les consommateurs du pays et du monde », a-t-elle déclaré. « Malheureusement, ce que nous avons vu depuis janvier 2021, ce sont des politiques qui envoient le message que l’administration vise à imposer des obstacles à notre industrie ».

Deux organisations, l’American Petroleum Institute et l’American Fuel & Petrochemical, ont rédigé une lettre conjointe en réponse à celle du président, mettant l’accent sur la promesse de ce dernier de mettre fin aux combustibles fossiles, ce qui n’aide pas la cause de l’industrie, selon elles.

Rappelons que durant la campagne de 2020, le candidat démocrate avait fait de la lutte contre les énergies fossiles l’un de ses chevaux de bataille. Depuis lors, il a refusé l’élargissement de l’oléoduc Keystone XL pour des raisons environnementales et banni le pétrole russe, à une époque où les États-Unis tentent de séduire des dictatures comme le Venezuela ou l’Arabie saoudite pour leur approvisionnement en pétrole afin d’atténuer la hausse des prix de l’énergie. 


Sources

Summit News #1, #2

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