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Téhéran demande au gouvernement fédéral de tout faire pour mettre fin à la laïcité au Québec.

Les contestataires de la laïcité du Québec ont trouvé un allié de taille : l’Iran. Un haut responsable iranien des « droits de l’homme » a interpellé le gouvernement canadien pour qu’il abroge la Loi 21 du Québec qui prohibe le port de signes religieux dans les lieux publics de la province francophone.

Cette prise de position de Téhéran fait suite à cette histoire impliquant Fatemeh Anvari, une enseignante de troisième année dans la ville de Chelsea, qui a été réaffectée dans un autre service – et non congédiée – parce qu’elle avait porté un hidjab en classe, ce qui contrevient à la loi 21 sur la laïcité du Québec.

« Nous en appelons au gouvernement fédéral canadien pour qu’il intervienne dans le dossier et pour qu’il soutienne les Québécois qui luttent contre cette loi discriminatoire [en l’annulant] », a déclaré jeudi dans un tweet Kazem Gharibabadi, le secrétaire général du Bureau iranien des « droits de l’homme ».

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a jusqu’à présent refusé de s’interposer dans cette affaire, mais il a tenu à souligner sa désapprobation de la loi québécoise adoptée en 2019. D’autres sont allés plus loin, comme la ville de Brampton, en Ontario, qui compte participer à la contestation de ladite loi.

Le cas de l’enseignante de Chelsea a fait le tour du monde, mais peu de politiciens à l’extérieur du Canada s’étaient exprimés sur le sujet jusqu’à ce jour. Le fait que ce soit l’Iran qui s’avance en premier en dit long sur l’état des lieux. Énumérer les violations des droits de la personne dans ce pays depuis la prise du pouvoir des ayatollahs prendrait plusieurs livres. Persécution des chrétiens, droits des femmes bafoués, pendaisons publiques, liberté d’expression inexistante : comment l’Iran peut-il s’offrir le luxe de donner des leçons de morale au reste du monde?


Sources

Press TV

 

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