Pourtant, Pékin, qui use de moyens criminels pour protéger ses intérêts, détient de nombreux Canadiens en otage.

La pandémie a cloué l’économie des pays occidentaux au sol l’an dernier, mais pour le gouvernement libéral de Justin Trudeau, c’était comme si rien ne s’était passé. Exportation et développement Canada (EDC) a ainsi approuvé en 2020 l’octroi de 3,2 milliards à des entreprises chinoises sous forme de prêts et d’assurances de toutes sortes, en dépit du fait que Pékin multiplie les actes d’intimidation à l’endroit du Canada.

Les détails des activités de la société d’État en Chine ne sont pas accessibles au public, ce qui nous plonge dans l’obscurité totale quant à l’identité de ces entreprises. On sait par contre que des compagnies chinoises, dont certaines ont peut-être bénéficié des prêts de l’EDC, ont reçu de l’aide d’Ottawa l’an dernier dans le cadre du programme de subventions salariales d’urgence. C’est le cas d’Air China, de la Banque de Chine, de l’Industrial and Commercial Bank of China, de China Mobile et de Petrochina. La Banque de Chine et l’Industrial and Commercial Bank of China ont toutes deux été liées à des affaires de blanchiment d’argent ces dernières années.

Le Western Standard rapporte par ailleurs que diverses agences fédérales, en pleine pandémie, ont dépensé un total de 6,5 milliards de dollars à titre d’aide étrangère l’an dernier et que 14,2 millions ont été versés directement à la Chine.

Quelques données sur ces fonds octroyés à l’État chinois nous permettent d’ailleurs de mieux comprendre l’état d’esprit qui règne à Ottawa.

Les contribuables canadiens ont ainsi craché 37 654 $ pour « promouvoir le dialogue sur les défis des jeunes délinquantes » en Chine; 31 791 $ pour « aider les mères et les filles célibataires à faible revenu à grandir heureusement »; 30 801 $ sur « l’amélioration de la justice environnementale et la restauration écologique »; 18 668 $ pour « défendre l’égalité des droits reproductifs des femmes non mariées et des lesbiennes »; 1 248 $ pour « accroître la compréhension » des travailleurs de l’assainissement.

Au printemps 2020, l’ex-chef conservateur Andrew Scheer avait demandé au gouvernement libéral de suspendre toute aide étrangère à la Chine, en vain. « Nous parlons d’un gouvernement dictatorial communiste qui […] étouffe les libertés, viole les droits de ses citoyens et mène une politique étrangère très agressive dans toute la région », avait alors déclaré Scheer.

Au moins 119 Canadiens seraient détenus dans diverses prisons de la Chine, selon un rapport rendu public en mars par le ministère des Affaires étrangères. Parmi ces 119 prisonniers, deux sont plus connus que les autres : Michael Spavor et Michael Kovrig, tous deux emprisonnés en représailles à l’arrestation de Meng Wanzhou, directrice financière de la société Huawei, en décembre 2018.

Toutefois, Ottawa a admis lui-même qu’il pourrait y avoir plus de Canadiens écroués en Chine que ce qui a été rapporté. « Ce chiffre ne représente que les personnes qui ont fait connaître leur situation au gouvernement du Canada », a reconnu le ministère des Affaires étrangères.


Sources

CNN, Post Millennial #1, #2, #3, Western Standard

 

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