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Au menu : des quartiers barricadés, des installations de quarantaine et de la nourriture avariée.

La politique « Zéro COVID » continue à hanter la plus grande ville de la Chine, Shanghaï, où la vie des résidents a été complètement chamboulée avec le retour du virus ces dernières semaines. Les restrictions en matière de mouvements imposées par le gouvernement chinois font peur : les habitants, assignés à résidence, n’ont droit qu’à une ration alimentaire distribuée chaque jour. Une situation grotesque qui en a incité plusieurs à se révolter. Sur les réseaux sociaux, des vidéos circulent où l’on peut voir et entendre des résidents crier depuis les fenêtres de leurs appartements.

On savait aussi que ceux qui étaient déclarés positifs au COVID étaient envoyés dans de vastes installations de quarantaine, dont les unités ressemblent à des conteneurs. Mais ce que l’on ne savait pas, c’est que des pans entiers de la ville ont été scellés à l’aide de vastes barrières métalliques « pour bloquer les petites rues et les entrées des immeubles d’habitation », rapporte Anguilles sous roche qui cite le Daily Mail

Puisqu’il est question des résidents, des pénuries alimentaires mettent les nerfs de ces derniers à rude épreuve. Puisque plusieurs ne peuvent sortir, ils dépendent donc des livraisons quotidiennes pour s’alimenter. Or, certains ont exprimé leur mécontentement à cet égard, disant sur les réseaux sociaux qu’ils avaient reçu de la viande avariée. Plusieurs seraient tombés malades après avoir consommé ladite viande. La distribution des médicaments serait elle aussi loin d’être parfaite.

« Le confinement de Shanghai en 2022 est pire que celui de Wuhan en 2020 : de nombreuses personnes sont sur leurs dernières réserves de nourriture fraîche, sans savoir quand elles pourront recevoir leur livraison de rations gouvernementales ou des produits d’épicerie », racontait Dan Wang, de Bloomberg, début avril.

Le gouvernement a été on ne peut plus clair : pas de sortie, pas de rébellion, pas même de discussions critiques sur le Web. Pour être certain que le message passe, les autorités ont mobilisé des drones au-dessus de la ville qui font entendre des voix robotiques à faire frémir avertissant les résidents : « Veuillez respecter les restrictions [anti-COVID]. Contrôlez le désir de liberté de votre âme. N’ouvrez pas la fenêtre et ne chantez pas », scandent ces voix.

Le 26 février 2020, le Canadien Bruce Aylward, conseiller principal auprès du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait lancé, dans une entrevue en ligne, que le Canada et les autres pays de l’Occident devaient copier « la réponse de la Chine au COVID-19 ». Pense-t-il la même chose aujourd’hui?


Sources

Anguilles sous roche, ANI, Rebel News, Tablet, The Independent

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