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Après 100 milliards d’investis depuis 2015, les émissions de carbone n’ont pas diminué au Canada.

Si l’on s’en tient aux chiffres du gouvernement fédéral, les contribuables canadiens ont versé 100 milliards depuis 2016 dans des politiques d’énergie verte. À ces 100 milliards s’ajouteront d’autres enveloppes, comme l’a annoncé jeudi la ministre des Finances Chrystia Freeland dans sa déclaration économique d’automne.

Parmi les projets prévus :

  • un fonds de croissance de 15 milliards pour subventionner les investisseurs du secteur privé qui souhaitent mettre de l’argent dans l’énergie propre;
  • l’Initiative Accélérateur net zéro de 8 milliards pour subventionner la production de véhicules électriques;
  • des crédits d’impôt pour les projets d’énergie verte au coût de 6,7 milliards de dollars sur cinq ans à compter de 2023, ainsi qu’un programme distinct pour le développement de la technologie de l’hydrogène;
  • un programme de 3,8 milliards de dollars pour mettre en œuvre une stratégie d’extraction des minéraux essentiels nécessaires à la production de batteries de véhicules électriques;
  • 250 millions sur cinq ans à compter de 2023 pour former 15 000 travailleurs syndiqués à des emplois dans l’énergie verte.

Ce sont donc plus de 35 milliards qui se grefferont aux 100 milliards déjà investis pour verdir le Canada. De l’argent bien placé? Absolument pas.

Les objectifs du gouvernement en matière de réduction des émissions de carbone sont formels : le Canada vise la carboneutralité d’ici 2050. Carboneutralité? « L’objectif de la carboneutralité signifie que notre économie n’émet pas de gaz à effet de serre ou compense ses émissions, par exemple, par des mesures comme la plantation d’arbres ou l’utilisation de technologies qui peuvent capter le carbone avant qu’il ne soit rejeté dans l’air », dit-on sur le site du gouvernement.

Par l’entremise de son Plan de réduction des émissions du Canada pour 2030, le gouvernement Trudeau veut diminuer de 40 à 45 % les émissions de carbone. Réussira-t-il son coup?

Voyons d’abord les résultats obtenus jusqu’à présent, qui nous sont présentés par CTV News. Entre 2015, l’année où les libéraux sont arrivés au pouvoir, et 2019, les émissions ont augmenté d’environ 0,7 %. En 2020, lorsque la pandémie a fermé de larges pans de l’économie pendant des semaines, les émissions ont finalement montré une forte baisse, soit de 9 % par rapport à 2019. Les chiffres de 2021, qui n’ont pas encore été dévoilés, devraient néanmoins rebondir en raison de la reprise de l’économie.

Donc, bien que le gouvernement eût puisé 100 milliards dans la bourse des Canadiens pour les investir dans l’énergie verte, les émissions de carbone ont plafonné. Que nous réserve donc Ottawa dans les prochaines années?


Sources

CTV News, Gouvernement du Canada #1, #2, The Toronto Sun

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