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Les CDC ont utilisé des données de localisation pour savoir si les Américains suivaient les règles sanitaires.

Des millions d’Américains viennent d’apprendre que leur gouvernement les a surveillés de près durant la pandémie. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (CDC), l’agence fédérale de santé publique, auraient accédé à des données de localisation collectées à partir de dizaines de millions de téléphones portables à travers les États-Unis pour effectuer une analyse du nombre de personnes qui suivaient les mesures sanitaires en vigueur au pays.

Les données de localisation sont des informations stockées par les téléphones portables qui fournissent des détails sur la localisation des utilisateurs, soit leurs lieux de travail et de résidence, mais aussi les lieux qu’ils ont visités. Ces données sont généralement utilisées par Google Maps, Uber et d’autres services de cartographie et de livraison.

Or, les CDC, selon Rebel News qui cite le média en ligne VICE, auraient eu recours à ces données pour suivre les modèles de comportement d’un large segment de la population américaine. L’agence fédérale de santé publique aurait obtenu ces données de la compagnie SafeGraph pour la somme de 420 000 $. SafeGraph, que VICE décrit comme « controversée », a été bannie du Play Store de Google en juin 2021.

Dans les  documents que VICE a obtenus, il est écrit que les données de SafeGraph « ont été essentielles pour […] la surveillance de l’activité dans les zones de couvre-feu ou le décompte détaillé des visites dans les pharmacies participantes pour la surveillance des vaccins ». Ces documents datent de 2021.

Les CDC se seraient aussi procuré des données auprès d’une autre compagnie, Cubeiq, que l’agence disait vouloir utiliser « à des fins autres que le COVID-19 ».


Sources

Rebel News

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