Ils nous avaient prédit une saison de la grippe mortelle; elle ne s’est pas produite. Peu importe, ils récidivent.

C’était en août 2020. Le New York Times publiait un autre de ses articles au message alarmiste : « Craignant une “twindemic” [double pandémie grippe-COVID], les experts de la santé réclament de toute urgence une vaccination contre la grippe », titrait le journal. Le spectre d’une nouvelle vague de Covid-19, nous disait-on, donnait le frisson à ces experts, mais ceux-là redoutaient un scénario encore plus pessimiste : une saison grippale si sévère qu’elle allait à coup sûr provoquer une double pandémie. La raison : notre immunité aurait décliné à cause du manque d’exposition aux dernières souches d’influenza

Le Dr Robert Redfield, ex-directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (CDC), avait exhorté les dirigeants d’entreprise à trouver des moyens de vacciner leurs employés contre la grippe. Au Royaume-Uni, le premier ministre Boris Johnson avait qualifié de « cinglés » les Britanniques qui s’opposaient aux vaccins contre la grippe et avait lancé une vaste campagne de vaccination à travers le pays.

Mais voilà : la crise sanitaire ne s’est jamais produite, tout simplement parce qu’il n’y a pas eu de saison grippale. Aux États-Unis, un peu plus de 2 000 cas de grippe ont été répertoriés durant la grosse saison. En général, c’est autour de 206 000 cas que ce pays dénombre chaque année pour la même période.

Malgré cette fausse prédiction, vous croyez que les experts en sont restés là? Détrompez-vous, car un autre chapitre de la série Fais-moi peur vient de s’ajouter à la longue suite de tragédies pandémiques. Cette fois, il ne s’agit pas de deux, mais de trois virus. Selon le National Health Service (Service de santé national) du Royaume-Uni, jusqu’à 60 000 Britanniques pourraient mourir de la grippe en raison d’un « triple mélange mortel » de virus.

Une combinaison de Covid-19, d’influenza et du virus respiratoire syncytial (VRS) pourrait en effet pousser le système de santé britannique jusqu’au point de rupture, selon les experts. À moins que, évidemment, on demande aux quidams de se tenir tranquille et de se faire vacciner contre, entre autres, l’influenza.

Ce catastrophisme ambiant risque bien de traverser l’Atlantique, comme en font foi les trois premiers paragraphes de cet article. Avez-vous sérieusement cru que vous seriez libérés de ces fantasmes paranoïaques avant la fin de 2021?


Sources

Eric Pilon, iNews

 

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