Les recommandations de certains regroupements du domaine médical ne sont pas toujours dénuées d’intérêts financiers.

L’American Academy of Pediatrics (Académie américaine de pédiatrie-AAP) a publié lundi de nouvelles directives pour les écoles des États-Unis en recommandant le port du masque pour tous les élèves, quel que soit leur statut vaccinal. C’est ce que l’on appelle, là-bas, le « universal masking », ou, si l’on veut, le « masquage universel », un terme dystopique que l’on souhaite voir disparaître aussi vite qu’il est arrivé.

Cette position de l’AAP s’oppose à celle du Centre de prévention des maladies des États-Unis pour lequel tant les élèves que le personnel vaccinés n’ont pas à porter le fameux masque en classe.

Au Canada, le gouvernement du Québec a bien spécifié que pour la rentrée scolaire, « aucun masque d’intervention ni couvre-visage pour les élèves ou le personnel » n’est requis, une vision que partage l’Ontario COVID-19 Science Advisory Table (Table consultative scientifique de l’Ontario sur la COVID-19), qui réclame non seulement le rejet du masque mais aussi l’abandon de la règle de distanciation sociale.

Mais pourquoi donc les grands pontifes de la pédiatrie américaine naviguent-ils à contre-courant? Le site Internet de l’organisme nous offre peut-être une réponse. Dans une section intitulée « Our Supporters » (« Nos collaborateurs ») apparaît en gros plan le logo de Pfizer.

Rien n’est dit sur la forme que prend cette collaboration entre l’AAP et la pharmaceutique américaine, mais sans jouer le jeu des complotistes, on peut supposer que l’association pédiatrique n’a pas voulu froisser son principal « supporter » en acceptant que les enfants puissent retourner à l’école sans masque même s’ils ne sont pas vaccinés.

Complot? Pas vraiment. Conflit d’intérêts? Fort possible. Leçon à tirer de cette affaire : méfiez-vous des conseils de tout un chacun…


Sources

American Academy of Pediatrics, CNN, Gouvernement du Québec, TNC

 

Pour faire un don