La fraternité veut pourtant transformer l’Europe en terreau islamiste dominé par la charia.

Il est à se demander si les pays occidentaux ne font pas exprès pour orchestrer leur propre disparition. À plus forte raison les pays de la zone euro qui ont remis, entre 2014 et 2019, 36 523 142 € à des organisations islamistes, dont certaines proches des Frères musulmans. Pour rappel, les Frères musulmans font partie de la mouvance salafiste (intégriste), dont le but ultime est d’instaurer en Occident le modèle basé sur la loi islamique.

Dans les chiffres cités plus haut, extraits du Système de transparence financière de la Commission européenne, ce n’est pas tant le montant qui pose problème que les ONG elles-mêmes.

Le cercle FEMYSO

Pour la période s’échelonnant de 2014 à 2019, l’UE a versé 5 422 678 € au European Network Against Racism, un réseau d’organismes qui comprend, entre autres membres, le Forum of European Muslim Youth & Student Organizations (Forum des organisations européennes de la jeunesse et des étudiants musulmans-FEMYSO). Le FEMYSO lui-même n’est qu’un sous-réseau qui patronne une autre couche d’organismes, parmi lesquels Jeunes Musulmans de France, Young Muslims UK et l’Islamic Foundation.

Deux autres de ces organismes chapeautés par le FEMYSO sont un peu plus obscurs : Milli Görus, une ONG turque liée aux Frères musulmans, ainsi que la Muslim Youth Germany (MJD), que Berlin a qualifié de « danger pour la démocratie allemande » en raison de ses liens avec la fraternité et de ses positions radicales.

Le président du FEMYSO, Youssef Himmat, est également secrétaire de Lord Energy, une société de négoce de gaz et de pétrole. Le fondateur et PDG de cette société, Hazim Nada, est le fils de Youssef Nada, un haut gradé des Frères musulmans et l’un des fondateurs et actionnaires majoritaires de la célèbre banque Al-Taqwa, employée par la fraternité et qui s’était retrouvée au cœur de l’enquête sur le financement du terrorisme au lendemain du 11-Septembre.

Pour revenir au European Network Against Racism, à la toute dernière page de son rapport annuel 2019 figure une note intrigante qui a tout pour piquer au vif la droite anti-establishment : « Cette publication a été réalisée avec le soutien financier du programme Rights, Equality and Citizenship Programme of the European Union, de l’Open Society Foundations, du Joseph Rowntree Charitable Trust et du Sigrid Rausing Trust ».

Pour ceux qui l’ignorent toujours, l’Open Society Foundations est l’organisme phare du milliardaire George Soros, un pourvoyeur de fonds des démocrates américains et de l’extrême gauche antifa.

Islamic Relief

L’un des anciens directeurs du FEMYSO, Ibrahim el-Zayat, a siégé au conseil d’Islamic Relief Australia, une pure création des Frères musulmans. Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur l’Islamic Relief, mais contentons-nous d’en dresser les contours. 

En 2016, la Banque HSBC avait fermé les comptes de l’Islamic Relief Worldwide après avoir suspecté des mouvements de fonds vers des groupes terroristes à l’étranger. La HSBC suivait en ce sens les traces de l’Union des banques suisses (UBS), qui avait aussi fermé les comptes de l’Islamic Relief en 2012. Les Émirats arabes unis ont d’ailleurs placé Islamic Relief Worldwide et Islamic Relief UK sur leur liste des entités liées au terrorisme.

En Allemagne, les autorités surveillent de près l’organisation à cause de ses liens « significatifs » avec les Frères musulmans, ce qui suscite des inquiétudes au sein de la classe politique, d’autant plus que Berlin a accordé des subventions à Islamic Relief, lesquelles totalisent plusieurs millions d’euros.

Du terrorisme et des moqueries à l’endroit de Charlie Hebdo

Toujours entre 2014 et 2019, l’UE a accordé 1 350 230 € à British Muslim Aid, un groupe pourtant banni par le gouvernement britannique en 2015 en raison de ses liens avec les Frères musulmans et l’Islamic Forum of Europe (IFE). Ce dernier, l’IFE, représente l’aile européenne du Jamaat-e-Islami, un parti politique islamiste de l’Asie du Sud-Est et proche des Frères musulmans.

L’IFE, en octobre 2003, avait invité Anwar al-Awlaki, un des anciens guides spirituels du groupe Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP), à prendre la parole lors de son événement « expoislamia ». Fort actif dans le milieu terroriste, al-Awlaqi a trouvé la mort le 30 septembre 2011, tué par un missile lancé à partir d’un drone américain.

Les contribuables européens ont aussi versé, sans le savoir, des dons à l’Islamic Human Rights Commission, du Royaume-Uni, qui a participé à un programme de lutte contre « l’islamophobie » financé à hauteur de 584 739 € en 2016. Pourquoi parle-t-on de l’Islamic Human Rights Commission? Parce qu’à peine deux mois après l’attentat terroriste de 2015 contre les employés de Charlie Hebdo à Paris, l’Islamic Human Rights Commission avait décerné au même Charlie Hebdo le prix « Islamophobe de l’année ». Douze personnes, rappelons-le, ont péri dans l’attentat contre le journal français.


Sources

AIJAC, Commission européenne, European Network Against Racism, Le Temps, Mediapart, Middle East Forum, Muslim Brotherhood Europe Watch, The Gateway Pundit, The Global Muslim Brotherhood Daily Watch, The National, The Telegraph, Wikipedia


Vous aimerez aussi :

Que cache réellement l’explosion de Beyrouth?

Party royal (1) : de la coke pour les Saoudiens

Party royal (2) : drogue, sexe et alcool en Arabie