Sélectionner une page

Vingt et une sociétés médicales et pharmaceutiques, dont Pfizer, sont poursuivies pour leurs actions en Irak.

Mardi dernier, une cour d’appel des États-Unis a relancé une action judiciaire contre Pfizer, AstraZeneca et 19 autres sociétés, selon laquelle les contrats que ces dernières ont conclus avec le ministère irakien de la Santé ont facilité le financement du terrorisme pendant l’intervention américaine en Irak.

Les plaignants soutiennent que la milice Jaysh al-Mahdi, parrainée par le Hezbollah, contrôlait le ministère irakien de la Santé à l’époque et que les 21 sociétés visées par la poursuite ont effectué des paiements frauduleux pour obtenir des contrats de fournitures médicales.

Le procès, relancé par la Cour d’appel des États-Unis pour le circuit du District de Columbia, a été intenté par les familles de victimes d’attentats terroristes en Irak. Un juge de première instance fédéral avait rejeté la poursuite en 2020. Les 21 sociétés accusées sont des fournisseurs d’équipement médical et de produits pharmaceutiques. Outre Pfizer et AstraZeneca, GE Healthcare USA Holding, Johnson & Johnson et Hoffmann-La Roche sont également du nombre des compagnies visées par l’action judiciaire.

Ces dernières auraient entre autres fourni au gouvernement irakien « des traitements vitaux contre le cancer du sein, des injections contre l’hémophilie, des électrocardiogrammes et d’autres produits médicaux » après que l’intervention menée par les États-Unis en Irak en 2003.

L’un de leurs avocats, Kannon Shanmugam, a dit croire qu’une condamnation pourrait briser « la volonté des entreprises et des organisations non gouvernementales de mener des activités essentielles, souvent à la demande du gouvernement, dans les régions troubles ».


Sources

Reuters

 

Pour faire un don