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Le fiasco afghan recèle de nombreux trésors d’idioties, et le récit suivant en est un bon exemple.

En raison de la médiocrité affligeante des dirigeants occidentaux, les talibans, depuis leur départ en 2001, ont réussi à réoccuper des territoires stratégiques en Afghanistan pour enfin reprendre le pouvoir 20 ans après l’avoir perdu. Mais avant de reconquérir leur trône, ils ont discuté en coulisses avec de nombreux émissaires, politiques ou autres, dont certains étaient issus d’organisations qui ont le tour de traîner avec les pires escrocs du globe.

Et parmi ces organisations qui traînent avec des escrocs, l’ONU est certainement la plus pragmatique, elle qui est composée de dictatures corrompues dont certaines se sont fait une spécialité de lécher les bottes de hauts cadres pour qu’elles obtiennent un siège au comité des droits de la personne, une anomalie qu’aucun de ces cadres n’a encore osé expliquer. Et dans ce cas-ci, le sous-produit fautif de l’ONU est le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, ou UNICEF.

À Doha, au Qatar, un pays qui se fait un plaisir à protéger des groupuscules terroristes, des officiels de l’UNICEF on mené leurs propres négociations avec les talibans à l’époque où ces derniers avaient déjà conquis des pans entiers de l’Afghanistan. Et les négociations ont été si prolifiques avec ces obscurantistes proches d’Al-Qaida que les deux entités ont conclu un accord en décembre 2020 pour établir des milliers d’écoles dans les zones contrôlées par lesdits obscurantistes.

De cet accord a émergé un programme, appelé Helmand Sangin Workplan, qui devait toucher pas moins de 140 000 jeunes afghans et créer 4 000 classes « d’éducation communautaire ». Des « classes informelles », pour employer le langage de circonstances, c’est-à-dire établies à l’extérieur du cadre étatique. C’était une façon pour l’ONU de poignarder le gouvernement afghan dans le dos.

Le coût de fonctionnement de ces « classes informelles » devait être partagé entre plusieurs groupes, dont le Partenariat mondial pour l’éducation et la Fondation Bill & Melinda Gates, toujours soucieuse d’assister des fous de Dieu aux quatre coins du monde.

L’une des photographies distribuées par l’UNICEF pour promouvoir son programme montre une enseignante vêtue d’une burqa en train d’enseigner à un groupe de filles portant également une burqa tandis qu’un homme se tient debout debout à l’entrée de la classe, pour une raison X. On peut supposer que le contenu des cours ne portait pas forcément sur les philosophes du siècle des Lumières.

Malgré les dangers de coopérer avec les talibans dans le domaine de l’éducation, l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, dans un édito publié dans le Mirror, a exhorté les pays du G-7 à consacrer 8 milliards de dollars à l’éducation en Afghanistan, même après la prise de contrôle du pays par les talibans. « L’aide devrait être distribuée sur la base du travail déjà accompli par l’UNICEF », a écrit Brown.

Le Helmand Sangin Workplan, qui devait s’échelonner jusqu’en décembre, tient-il encore? Aucune idée, mais chose certaine, le réseau CBS rapportait le 20 septembre que les talibans venaient de bannir les femmes du marché du travail. Dehors, donc, les enseignantes du pays. Cette annonce est survenue après que le ministère de l’Éducation eut ordonné aux enseignants et aux élèves de sexe masculin de retourner à l’école, mais sans faire mention des femmes et des filles.

L’UNICEF et Bill Gates sont-ils fiers de leur coup?


Sources

CBS, Jihad Watch, VOA

 

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