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Montréal, ville ouverte, disait-on à une autre époque. Ce n’est plus vrai.

Une toute récente étude montre que la reprise économique du centre-ville des plus grandes métropoles canadiennes tarde à se faire sentir. L’étude, intitulée Death of Downtown? (Mort du centre-ville?), a recueilli les données des tours de téléphonie cellulaire pour suivre le retour de l’activité commerciale au cœur de 62 centres urbains à travers l’Amérique du Nord.

Or, sur ces 62 centres urbains, Montréal se classe 57e pour le retour à la normale prépandémique. Au pays, elle est devancée par Vancouver (55e) et Toronto (49e). C’est donc dire que les trois plus gros centres-ville canadiens peinent à récupérer les travailleurs de bureaux et les consommateurs. C’est San Francisco qui ferme la marche au 62e rang, selon l’étude. Au contraire, Salt Lake City (Utah) et Columbus (Ohio) figurent au sommet.

Pourquoi ce clivage canadien? Entre autres parce que, comme on le sait, les mesures sanitaires ont été plus longues et plus sévères au Canada qu’aux États-Unis. Et c’est au Québec que ces mesures ont été les plus longues et, évidemment, les plus sévères au pays. Ce qui a conduit au développement de la culture du télétravail. Certains ont goûté aux plaisirs de la liberté de travailler seuls à la maison, leurs patrons maintenant une certaine tolérance à cet égard.

Mais il reste que ces chiffres ont de quoi inquiéter les commerçants du centre-ville de Montréal. En mars, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) disait anticiper le retour de 100 % des travailleurs en septembre. Mais c’était l’époque où la sixième vague était en chute libre; on vit en ce moment la septième, avec les médias qui ont depuis longtemps sorti l’artillerie lourde de la propagande hystérique pour apeurer la foule.

À quoi peut-on s’attendre pour l’automne?


Sources

CTV News, La Presse

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