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La manif a été organisée par Samidoun, une entité fédérée au Front populaire de libération de la Palestine.

Au pays de Justin Trudeau, tout peut arriver, même un rassemblement organisé par un groupe terroriste que personne ne dénonce. Le rassemblement en question s’est déroulé le 19 septembre à Ottawa, où la poignée d’individus présents ont manifesté leur hargne à l’endroit des Juifs et louangé les terroristes palestiniens. L’opération n’a pourtant donné lieu à aucune arrestation et aucune ligne dans les médias.

L’organisation derrière la manif était le Réseau de Solidarité aux Prisonniers palestiniens Samidoun, désigné entité terroriste par Israël qui l’accuse à juste titre d’être une branche du Front de libération de la Palestine (FPLP).

Peu connu à l’extérieur des affiliations palestiniennes, Samidoun tient depuis longtemps un discours extrémiste, voire islamiste. Les liens qu’il a noués avec le PFLP lui ont d’ailleurs valu une interruption de service chez PayPal, Donorbox, Plaid, MasterCard, Visa et American Express. Or, loin d’être perturbée par ce revers, la soi-disant ONG pro-palestinienne a par la suite organisé moult manifestations à forte odeur de militantisme.

Ce fut le cas à Ottawa, mais aussi dans de nombreuses autres villes nord-américaines l’an dernier, où des activistes brandissaient des drapeaux du FPLP et scandaient « mort à l’Amérique ». En juillet 2020, Samidoun a mené un rassemblement à Amsterdam contre les projets d’annexion de certaines parties des territoires contestés en Cisjordanie. L’invitation sur Facebook appelait à « la libération de la Palestine du fleuve à la mer » et glorifiait « les martyrs et la résistance palestinienne », donc, pour ainsi dire, les kamikazes.

Une personnalité toxique

Parmi les membres de l’organisation figure au moins un Canadien, Khaled Barakat, également membre du comité central du FPLP et coordonnateur international de la « Campagne pour la libération d’Ahmad Saadat », secrétaire général du FPLP. Saadat a été condamné à trente ans de prison pour avoir dirigé une « organisation terroriste illégale » ainsi que pour avoir été impliqué dans la planification de nombreuses attaques du FPLP, dont l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Ze’evi, le 17 octobre 2001.

Khaled Barakat, qui est interdit de séjour en Allemagne, avait affirmé lors d’une entrevue que la force qui propulse le mouvement de résistance en Palestine « est la conviction du peuple palestinien que tout le projet d’Israël et son existence représente un problème ». Une autre façon de parler de la disparition de l’État juif.

En 2016, le même Barakat avait assisté aux funérailles d’Omar Nayef Zayed, un membre du FPLP qui a été reconnu coupable du meurtre d’un étudiant israélien en 1986. Il a par ailleurs été photographié en compagnie de Leila Khaled, une terroriste qui avait pris part au détournement du vol TWA 840 en 1969 et du vol El Al 219 en 1970.

Contre toute attente, Barakat a néanmoins réussi à se faufiler au Parlement européen le 10 juillet 2019 pour prononcer un discours. Il y avait été invité par Manu Pineda, un eurodéputé communiste membre du BDS, un mouvement de boycottage contre Israël.

La femme de Barakat, Charlotte Kates, suit de près les traces de son mari. Elle avait une fois déclaré que les enfants israéliens constituaient une cible « légitime » pour les kamikazes palestiniens et a été membre de l’organisation New Jersey Solidarity Activists for the Liberation of Palestine (NJS), qui en appelle à la destruction d’Israël.

Doit-on le répéter : personne, chez les médias comme chez la classe politique, n’a dénoncé le rassemblement du 19 septembre à Ottawa.


Sources

Eric Pilon, MEMRI

 

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