En matière d’hypocrisie, on ne peut faire mieux que les membres de l’élite palestinienne.

Saeb Erekat est mort le 10 novembre 2020 du COVID-19. Ancien chef du Comité de direction et de suivi de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et secrétaire général de son Comité exécutif, Erekat, tout au long de son parcours politique, n’a pas cessé d’accuser Israël d’être un pays « d’apartheid ». Ne reculant devant aucune ineptie, il a aussi proposé le déclenchement d’un « tsunami » de réfugiés palestiniens afin de submerger l’État juif.

Atteint du COVID, l’homme a insisté pour être soigné à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem, où il a rendu l’âme.

Erekat est représentatif de l’élite palestinienne qui, en public, crache son fiel sur l’ennemi juif, mais qui préfère, en privé, profiter de la qualité des soins offerts dans les centres hospitaliers de cet ennemi tant honni. Il faut dire que ladite élite palestinienne a les moyens de s’offrir ces soins, au contraire du Palestinien de la rue.

D’autres personnalités hypocrites de cette partie du monde ont suivi les traces d’Erekat. Parmi celles-là : le cheikh Ekrima Sa’id Sabri, qui a été arrêté à de multiples reprises par les autorités israéliennes en raison de sa rhétorique antisémite. Une rhétorique que l’on pourrait qualifier de soutenue, alors même que des médecins de l’hôpital Hadassah Ein Kerem lui ont autrefois sauvé la vie. La dernière arrestation du cheikh remonte à mars dernier.

Le leader de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a lui aussi bénéficié des soins d’un expert israélien en 2018, de même que son épouse en 2014. Les griefs contre Abbas et l’Autorité palestinienne sont pourtant nombreux. Mentionnons seulement qu’en mars dernier, le parti a fait clairement savoir que la charte de l’OLP appelant à la destruction totale d’Israël était toujours en vigueur.

Le frère cadet de Mahmoud Abbas, Abou Louai, a quant à lui été soigné à l’hôpital Assuta de Tel-Aviv. Louai souffre d’un cancer et vit au Qatar, un repaire de terroristes du Hamas et des Frères musulmans, deux organisations qui souhaitent la destruction d’Israël.

Puisqu’il est question du Hamas, parlons-en. À la fin de l’été 2014, le groupe terroriste déclencha une guerre contre Israël en lançant plus de 10 000 missiles sur des cibles civiles. Or, quelques mois plus tard, soit en octobre, Sarah Haniyeh, la fille du leader du Hamas Ismail Haniyeh, se faisait soigner à l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv à la suite de complications qu’elle avait subies dans un Hôpital de Gaza. À peu près au même moment, la belle-mère et la petite-fille d’Ismail Haniyeh se faisaient également traiter dans un hôpital israélien.

Un autre officiel du Hamas, Yahya al-Sinwar, a eu beaucoup de chance lorsque des médecins israéliens lui ont retiré une tumeur au cerveau. À sa sortie de l’hôpital, il reprenait là où il avait laissé en déversant sa haine sur Israël.


Sources

 Al Jazeera, Jihad Watch #1, #2, Wikipedia

 

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