Malgré les preuves qui s’accumulent à cet égard, les deux hommes de gauche radicale plient les genoux devant Pékin.

Le président américain Joe Biden n’a pas voulu condamner la Chine pour ses actes génocidaires à l’endroit de la minorité ouïghoure dans le Xinjiang, suivant ainsi les traces de son homologue septentrional, Justin Trudeau. Dans une entrevue complaisante à CNN mardi soir, Biden a ni plus ni moins relayé la propagande du Parti communiste chinois. « [Le] principe central [du président chinois] Xi Jinping est qu’il doit y avoir une Chine unie et étroitement contrôlée. Et il utilise ce raisonnement [pour sa politique au Xinjiang] », a déclaré le président mardi en soirée.

Ce dernier a par ailleurs fait allusion aux « différentes normes culturelles » prévalant en Chine, semblant par là justifier la répression à l’endroit des Ouïghours. Biden n’a pas approfondi sa réflexion sur le sujet, mais on sait que le gouvernement chinois pratique la torture systémique contre la minorité ouïghoure dans des camps de concentration où des personnes sont aussi victimes de viol, comme l’a démontré un récent exposé du réseau BBC.

Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau, qui est de la même mouture que le président démocrate, a lui aussi évité d’accuser la Chine dans ce dossier. Trudeau a expliqué sa réticence à employer le mot « génocide » après qu’un journaliste lui a demandé quelles preuves son gouvernement avait besoin pour conclure à un tel crime. Or, pour le PM, le terme « génocide » est « extrêmement chargé », même s’il a avoué que la situation des Ouïghours méritait un examen.

Les indices qui démontrent le caractère génocidaire de la répression chinoise s’accumulent pourtant à ce sujet, photographies à l’appui s’il vous plaît, ce qui fait encore réagir les organisations des droits de la personne dans le monde. Certains en appellent même publiquement à un boycottage des prochains Jeux olympiques qui doivent se dérouler à Pékin l’an prochain. D’ailleurs, le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, exige d’Ottawa qu’il fasse pression sur le Comité olympique pour qu’il déménage les jeux à l’extérieur de la Chine.


Sources

New York Post, The Daily Caller, TNC

 

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