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Shareef Abdelhaleem admet être intimidant et agressif, mais prétend qu’il ne constitue pas un danger pour les Canadiens.

Shareef Abdelhaleem sait qu’il est de nature impétueuse et qu’il se met souvent en colère. Mais selon lui, il mérite de recouvrer son entière liberté. Abdelhaleem, qui fut l’un des architectes du complot terroriste des « 18 de Toronto » visant à faire exploser des infrastructures canadiennes en 2006, est déjà en semi-liberté puisqu’il réside dans une maison de transition à Montréal depuis plus de 14 mois.

Il avait pourtant été condamné à la prison à vie par le juge de la Cour supérieure de l’Ontario, Fletcher Dawson, le 4 mars 2011. Il avait par la suite été envoyé à l’Unité spéciale de détention de l’Établissement de Cowansville, à sécurité moyenne.

Aujourd’hui, il plaide pour sa remise en liberté. « Je suis une personne intimidante et très bruyante », a-t-il déclaré lors d’une audience qui s’est tenue mardi à la Commission des libérations conditionnelles du Canada. « Tout le monde ici en témoignera. J’ai tendance à m’exprimer vocalement et avec véhémence ». L’homme dit cependant mieux gérer aujourd’hui son agressivité qu’autrefois.

Abdelhaleem était l’un des 18 individus arrêtés en 2006, tous accusés de complot terroriste visant à faire exploser de puissants camions piégés à la Bourse de Toronto, entre autres endroits. Les terroristes comptaient aussi prendre d’assaut le Parlement et décapiter le premier ministre de l’époque, Stephen Harper. Abdelhaleem aurait notamment fourni l’engrais dont avait besoin le groupe terroriste pour fabriquer les bombes.

Mise à jour : la Commission des libérations conditionnelles a finalement refusé la demande de libération complète de Shareef Abdelhaleem parce qu’il représenterait un risque trop grand pour la société selon elle. La Commission lui accorde néanmoins des visites sous surveillance à Toronto pour qu’il puisse voir sa famille.


Sources

Radio-Canada, The National Post, Wikipedia

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