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Ismail Hakki Musa a profité de la naïveté des élites libérales en Europe.

L’élite européenne, plus proche de la gauche néomarxiste que du libéralisme, a rarement fait preuve de raison dans ses décisions et vient de le prouver encore une fois. Un ancien officier du renseignement turc autrefois impliqué dans le trafic illégal d’armes et de combattants djihadistes vers la Syrie a été nommé à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour lutter contre l’islamophobie.

Vous l’avez bien lu : un « pro-djihad » a obtenu un siège à l’OSCE pour aider à la lutte contre l’islamophobie. Ce pro-djihad en question, c’est Ismail Hakki Musa, ex-numéro deux des services de renseignements militaires de la Turquie, le MIT. Musa a lui-même reconnu son implication dans le trafic d’armes à destination des djihadistes en Syrie.

La biographie de l’homme publiée sur le site Web de l’OSCE ne fait aucune mention de son travail au sein des services de renseignement turcs et ne souligne que ses activités en matière de diplomatie. Or, deux lettres confidentielles portant le logo officiel du MIT et la signature de Musa montrent qu’il était étroitement impliqué dans des livraisons d’armes et de véhicules vers la Syrie pour des groupes djihadistes armés ainsi que dans le transport de combattants à travers le territoire turc dans le cadre d’opérations secrètes du MIT.

Deux camions transportant des armes à destination de la Syrie sous supervision du MIT ont été interceptés à deux reprises par la police turque les 1er et 19 janvier 2014. On sait aussi que des autobus emmenant des combattants dans une zone contrôlée par Al-Qaida en Syrie étaient également sous supervision du MIT, à l’époque où Musa en était son numéro deux.

Le Nordic Monitor, cité par The Middle East Forum, a mis la main sur une lettre marquée « secrète » et signée par Musa qui demandait à un procureur de ne rien divulguer sur ces opérations. Des magistrats enquêtant sur ces dernières ont d’ailleurs été arrêtés et jugés pour espionnage.

Musa a par la suite été nommé ambassadeur en France en 2016, un pays où vivent de nombreux dissidents turcs, dont trois ont été assassinés le 9 janvier 2013.


Sources

Eric Pilon, The Middle East Forum


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