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Le premier doit composer avec l’invasion de son pays, tandis que le second en a envahi un autre illégalement.

Sur les réseaux sociaux, l’ex-président américain George W. Bush s’est dit honoré jeudi d’avoir passé quelques minutes en vidéoconférence avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, « le Winston Churchill de notre temps », comme il l’a décrit. Il en a profité pour le remercier « pour son leadership, son exemple, et son engagement pour la liberté ».

Il a poursuivi en disant que le président ukrainien l’avait assuré que son pays « ne faiblirait pas dans sa lutte contre la barbarie et la brutalité de Poutine. Les Américains sont inspirés par leur courage et leur résilience. Nous continuerons à soutenir les Ukrainiens alors qu’ils défendent leur liberté ».

Que Zelensky ait voulu s’adresser à Bush est plutôt étonnant, car ce dernier s’est lui-même comporté à peu de choses près de la même façon que Vladimir Poutine. Son invasion illégale de l’Irak, basée sur le mensonge, restera à jamais marquée comme l’un des pires crimes contre l’humanité. Évoquons quelques chiffres : 109 032 morts, dont 66 081 civils, entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2009.

Ces chiffres, déjà désastreux, ne tiennent pas compte des morts survenues du 19 mars 2003 – date du début de l’intervention – au 31 décembre de la même année, pas plus qu’ils ne tiennent compte des 1 200 civils tués dans au moins deux batailles à Falloujah. Et encore, le conflit irakien ne s’est pas terminé le 31 décembre 2009, loin de là. Une guerre civile a suivi le retrait des troupes américaines en 2011, laquelle guerre a débouché sur l’émergence d’un groupe qui allait, pendant un temps, terroriser la région et balayer à peu près tout sur son passage : l’État islamique.

Que dire de plus?


Sources

Eric Pilon, George W. Bush

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