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La femme, une Somalienne d’origine, a fait partie de l’entourage de l’État islamique avant d’être incarcérée par les Kurdes.

Une femme d’origine somalienne a quitté le Canada en 2014 pour se rendre en Syrie via la Turquie dans l’objectif, semble-t-il, de rejoindre l’État islamique (EI). Mais tout s’est écroulé pour elle en février 2019 lorsqu’elle a été transférée dans un camp géré par les Kurdes destiné aux anciens de l’EI. De retour lundi en terre canadienne, elle a été arrêtée à l’aéroport par des agents de la Gendarmerie royale (GRC) pour être ensuite libérée sous conditions.

Les sources qui ont consacré quelques lignes à cette affaire restent floues sur certains points. Par exemple, le nom de la femme n’a pas été dévoilé, ni même l’identité de l’aéroport où elle a été appréhendée en raison d’une ordonnance rendue par la Cour fédérale. Chose certaine, la Somalienne en veut au Canada.

D’après L’Actualité, qui a fait preuve d’une certaine complaisance à son endroit, elle aurait « lutté contre le gouvernement canadien afin d’obtenir un document de voyage d’urgence ». Sa fille de cinq ans, qui est née en Syrie, l’a précédée de quelques mois pour résider chez sa tante. « Au cours de l’été, la femme croyait être sur le point d’obtenir un document de voyage des autorités canadiennes, mais lorsque le processus a été bloqué, elle a porté son cas devant la Cour fédérale », ajoute-t-on du côté de L’Actualité.

C’est à la suite de cette plainte qu’elle a fini par obtenir son passeport d’urgence. Son avocat n’a pas été tendre à l’endroit du gouvernement canadien à cet égard. « Il est honteux que ma cliente ait dû poursuivre le gouvernement canadien pour le forcer à lui donner un passeport d’urgence », a déclaré Paul Champ.

Au Canada, la Somalienne a passé la majeure partie de son temps à Vancouver et à Toronto. Elle était « déprimée et isolée » lorsqu’elle a quitté le pays pour la Turquie en juin 2014, selon elle. Elle insiste pour dire qu’elle a été « manipulée » par un recruteur de l’État islamique avant son départ pour la Syrie, ajoutant qu’elle a tenté de quitter les lieux, mais qu’elle n’était pas autorisée à le faire. Plus tard, elle a pris contact avec Peter Galbraith, un diplomate américain à la retraite qui aidait les femmes et les enfants à sortir des camps de prisonniers.

La Somalienne doit revenir devant le tribunal vendredi. Elle est la première adulte à retourner au Canada après avoir été incarcérée dans un centre de détention géré par les Kurdes destiné aux membres de l’État islamique et à leurs familles. Elle y était depuis deux ans.

Huit Canadiennes, quatre hommes et plus d’une douzaine d’enfants sont toujours détenus dans des camps de prisonniers en Syrie, selon Global News.


Sources

Global News, L’Actualité

 

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